Alors qu’il travaille activement à la pleine communion des lefebvristes de la FSSPX avec la secte Vatican II, l’antipape François poursuit tranquillement sa politique visant à consolider l’état-major progressiste au sein de l’anti-curie. Dernière victime en date, le « conservateur » Gerhard Ludwig Müller, jusque là préfet pour la « congrégation pour la doctrine de la foi », qui vient tout juste d’être remplacé par le « jésuite » et faux archevêque espagnol Luis Francisco Ferrer qui assurément, à en juger de l’orthodoxie qui règne au sein des « jésuites » de la secte Vatican II, sera un « cardinal » très libéral, aux ordres de l’autoritaire et faux-doux François.

Il faut tout d’abord rappeler que le « cardinal » Muller est un hérétique notoire qui nie les dogmes de la Transsubstantiation, la Virginité de la Sainte Vierge Marie et même la résurrection du Christ. il est également un « amoureux » de la théologie de la libération. Mais ce ne sont évidemment pas pour ces raisons que l’antipape François n’a pas souhaité reconduire le mandat de Muller, mais sans doute plutôt parce que ce dernier, même en ayant essayé de fournir une lecture « à la lumière de la tradition » de l’exhortation hérétique Amoris Laetitia, a semblé encore trop critique sur la question de l’adultère et de la communion des divorcés-remariés. Rappelons que dans cette exhortation, au numéro 303, document qui entrerait théoriquement dans le Magistère de l’Église si François était un vrai pape, celui-ci va juste qu’à affirmer que l’adultère peut parfois être « ce que Dieu lui-même demande ».

Pour quelques raisons qui nous échappent, le « cardinal » Muller a gagné une certaine réputation de conservateur, réputation que le fameux bavardage de Mgr Fellay en Mars dernier n’avait que renforcer dans les esprits très confus des traditionnalistes lefebvristes. En effet, Mgr Fellay affirmait dans un sermon donné en Pologne au début de l’année et dont la transcription a été fournie sur le site du district des Etats-Unis, que le Cardinal Muller l’avait encouragé en prétendant qu’il attendait avec impatience que la FSSPX obtienne la validation de François afin qu’ils puissent l’aider à combattre les modernistes :

Par exemple, la dernière fois que j’ai rencontré la cardinal Muller, qui est préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, m’a dit : « Nous, à la congrégation de la doctrine de la foi, nous espérons que vous entriez dans l’Eglise – nous sommes déjà de l’Eglise – « Nous vous attendons afin que vous puissiez nous aider à combattre les modernistes ». Ils [ceux de la congrégation, ndlr] sont très remontés par toutes ces hérésies qui abondent aujourd’hui et ils nous voient comme une aide pour combattre ces hérésies. Toutefois, ce n’est qu’une seule congrégation, bien qu’elle soit très importante. Car dans le même temps, d’autres dicastères romains pensent différemment. Par exemple, la congrégation des Religieux nous considère comme des schismatiques. Et le pape dit : « Non, ils sont catholiques ». C’est le chaos.

En effet, cette seule déclaration de Monseigneur Fellay illustre dans quel enfer antithéologique les tradismatiques lefevbristes se sont enfermés. Qui, entre Monseigneur Fellay et le « cardinal » Muller, ment ? Ce qui est certain, c’est que ce dernier n’est en aucune manière un défenseur de l’orthodoxie, mais un pur hérétique public. Et qu’il ne sera plus d’aucune aide, s’il en eut jamais l’intention, aux efforts de ralliements de la FSSPX, quoique François semble encore être le plus volontariste dans l’opération. Comme nous l’avons indiqué plus haut, Muller dans ses écrits, ses enseignements et ses déclarations, a nié plusieurs dogmes évangéliques et a tenu des positions hérétiques en matière de théologie et d’ecclésiologie. Fervent militant oecuméniste, comme souvent avec les « évêques » novus ordo allemands, il considère les protestants comme faisant partie de l’Eglise catholique. Le parcours de Muller est d’ailleurs très similaire à celui Benoit XVI, qui passa et passe encore aujourd’hui chez certains fous, pour un champion de l’orthodoxie et la malheureuse victime des modernistes qui s’opposèrent à sa soi-disant politique de restauration. Muller a préparé sa thèse de doctorat sous le tutorat du « cardinal » ultramoderniste Karl Lehmann (rien à voir avec nos excellents compatriotes alsaciens du XXe siècle), lui-même disciple du théologien moderniste et tristement célèbre Karl Rahner. Donc, il ne faut pas s’éttoner qu’un moderniste radical caché sous des apparences de « dur » comme Muller ait été appointé par un vieil hérétique comme Benoit XVI, lui aussi celèbre admirateur de Karl Rahner. Dans les années 1950, le Saint Office avait placé le très moderne et très élégant prêtre Josef Ratzinger sur la liste des suspects d’hérésie moderniste. Cette preuve réapparut même de façon ironique, près de 20 ans plus tard. Alors que la secte Vatican II s’était installée à Rome, le 28 avril 1969,l’anti pape Paul VI annonça la fondation de la Commission Théologique International, un organe crée pour travailler de concert avec la « congrégation pour la Doctrine de la Foi » qui elle-même, est une pure création de la secte en 1962 afin d’exterminer le dernier bastion de l’orthodoxie qui demeurait alors dans la curie romaine après la mort de Pie XII : le Saint-Office, monument tridentin que les modernistes ont patiemment investi. Donc, à l’occasion de la création de cette commission, la très élitiste revue des Informations Catholiques Internationales,  dans son numéro 336 du 15 mai 1969, page 9, rapporte la création de cette commission et nous fournit le détail très intéressant de sa composition. On y trouve la fiche descriptive du grand conservateur Josef Ratzinger :

Joseph Ratzinger : Allemand, âge 45, théologie dogmatique, oecuménisme, naguère suspecté par le Saint-Office, membre de la commission Foi et Constitution du conseil oecuménique, ouvrage remarqué en collaboration avec Karl Rahner « Primat et épiscopat ».

Ce n’est pas tout. Ratzinger eut l’honneur de siéger dans cette commission aux côtés des plus illustres théologiens modernistes de cette époque : Yves Congar, Henri de Lubac, Karl Rahner ou encore Hans Urs von Balthasar.

On peut dire que Ratzinger a pris sa revanche sur le Saint Office, mais il n’est pas certain qu’il goûte le fruit de cette « victoire ».

Prions pour que beaucoup de brebis égarées par ces loups retrouvent le chemin du troupeau dans ces temps difficiles.

~ Argentinat ~

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