La récente fête médiévale qui a eu lieu au château du Spesbourg nous procure l’occasion d’analyser les tenues courantes de jeunes alsaciennes originaires du comté de Lichtenberg entre le XIIe et le XVe siècle. On constate que l’attirail de la jeune femme chrétienne de cette époque aborde le classique fichu blanc commun à toutes les femmes catholiques en Europe à cette époque, de la Croatie à la Grande-Bretagne. Il s’agissait là d’un honneur que les classes laborieuses des villes et des campagnes avaient acquis à force d’évangélisation et de prise de conscience morale.

Comme nous l’avons déjà montré à travers de nombreux articles, la pratique naturelle de la modestie chez la femme chrétienne a ceci de remarquable qu’elle a subsisté en Occident selon des modes essentiellement constantes depuis les premiers siècles de la France chrétienne (du IIe au XVIIe siècle) jusqu’au XXe siècle qui a vu l’apparition antéchristique de la fausse église de Vatican II.

Ici, un groupe de passionnés d’artisanat traditionnel et de reconstitution historique lichtenbergeois produit quelques tenues classiques des alsaciennes du XIIe – XVe siècles.

On notera qu’actuellement en Alsace, on ne retrouve de tels codes de modestie que chez certaines jeunes mères juives de Strasbourg ou chez des musulmanes. Pourtant, cette modestie est essentiellement définie par la seule religion chrétienne. On peut donc constater l’ampleur de l’apostasie en Alsace à l’heure actuelle, sur les seuls points de la morale et de la modestie.

Ici, un beau modèle de turban dit « allemand » ou ‘italien », très courant chez les femmes et chez les hommes âgés entre le XVe et le XVIe siècle.

Comme nous l’avons souvent indiqué dans nos articles, il semble incompréhensible qu’à l’heure actuelle, qui est à la récession sociale, économique mais aussi morale, les français, les françaises en particulier, ne comprennent pas tout l’intérêt et toutes les vertus qu’elles auraient à réexaminer sérieusement les normes morales de leurs ancêtres ? Ne serait-ce que sur le plan esthétique, il y a des trésors innombrables à trouver dans les modes chrétiennes médiévales et de l’époque moderne, et même contemporaine. Cette inversion est d’autant plus incompréhensible de la part de ceux qui se réclament de l’identité sans parvenir à identifier, paradoxalement, l’essence de cette ou de ces identités. Le travail de ces artisans et de ces amateurs de reconstitution historique in vivo nous aide donc à recadrer historiquement la réalité des normes morales de l’Occident chrétien médiéval.

 

 

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