Les hérésies manifestes des chefs de la secte Vatican II sont innombrables. Celles de Jean-Paul II se distinguent par la grande subtilité que sa formation et son intelligence lui permettaient dans les enseignements qu’il a promulgué. Cette subtilité tranchait radicalement avec les grands rassemblements interreligieux hérétiques qu’il a organisé en particulier à Assises. On se souvient moins qu’au cours même de la « messe » de « canonisation » de Juan Diego (le visionnaire de Guadalupe qui mérite assurément d’être saint), Jean-Paul II a invité des sorcières versées dans les rites magiques amérindiens. Il s’agissait en l’occurrence d’un rite de « purification » et même d’un « exorcisme » qui fut réalisé sur la personne de Jean-Paul II lui-même, à la pleine face du monde. Cet événement est rapporté1 par le célèbre journaliste américain novus ordo John L. Allen, présent à cette occasion :

« Je me rappelle avoir été à Mexico avec Jean-Paul II en 2002 à l’occasion de la messe de canonisation de Juan Diego, et y avoir vu une chamane mexicaine exécutant une danse rituelle de purification sur le pontife avec des sortes de branchages pendant la messe : en effet, la sorcière exorcisa Jean-Paul II. »

Il est intéressant que les textes dogmatiques du Magistère de l’Église condamnant les hérétiques se prétendant papes comme des imposteurs, assimilent de tels hérésiarques à des magiciens. En effet, au paragraphe 7 de l’immortel enseignement dogmatique de Cum Ex Apostolatus officio, le pape Paul IV formule une terrible menace à l’encontre de ceux qui considèrent activement les hérésiarques manifestes comme de vrais successeurs de l’apôtre Pierre :

 Quant aux personnes assujetties au Pontife, aussi bien clercs séculiers et réguliers que laïcs, cardinaux y compris, qui auraient participé à l’élection du Pontife Romain déjà hors de la foi catholique, par hérésie ou schisme, ou qui y consentiraient de quelque autre manière, qui lui auraient promis obéissance, qui se seraient agenouillées devant lui…etc. de même quiconque se lierait à de telles personnes par hommage, serment ou caution, au lieu de renoncer en tout temps à leur obéir, les servir impunément, de les éviter comme des magiciens, des païens et des publicains et hérésiarques, toutes ses personnes assujetties, si elles prétendent néanmoins rester attachées fidèles et obéissantestoutes ces personnes seront soumises au châtiment des censures et des peines qui frappent les gens qui déchirent la tunique du Seigneur. 

Paul IV, Bulle Cum ex Apostolatus Officio, 15 février 1559

Il est vraiment incroyable que Jean-Paul II en son temps ait pu si impunément duper le monde. En effet, aussi impensable que cela puisse paraître aujourd’hui, Jean-Paul II réalisa à son époque un relatif consensus entre le parti progressiste et le parti conservateur de l’église Vatican II entre les années 1970 et 2000, en raison de la subtilité profonde de son « magistère de la vie » et de son enseignement si finement antéchristique et antiscripturaire sur la « dignité humaine ». Pourtant, cette époque correspond à l’explosion définitive de l’hérésie moderniste de la secte Vatican II, avec des vagues d’apostasie sans commune mesure en Occident, la décadence définitive de toutes les maisons et congrégation volées à l’Église et la honte publique et mondiale des agissements indignes de cette imposture. Jean-Paul II réalisa une transition très importante pour la progression de la secte Vatican II. Alors que l’antipape Paul VI avait été le signataire et en quelque sorte le coordinateur de la plupart des révolutions dogmatiques, liturgiques et disciplinaires de Vatican II, c’est Jean-Paul II qui en fût l’habile propagateur. En particulier dans sa politique « ecclésiastique », car, là encore de façon surprenante pour l’œil actuel, c’est sous Jean-Paul II que la secte Vatican II commença à intégrer les communautés liturgiquement traditionalistes, par la fameuse diplomatie de la commission dite « Ecclesia Dei ».

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