Les années s’écoulent et avec elles, les illusions d’une résurrection ne serait-ce que temporelle de la France. Trop de temps a été perdu et beaucoup peinent encore à le réaliser. Ce n’est pourtant ni désespoir politique, ni désespoir spirituel que d’affirmer cela, bien au contraire, comme nous allons l’expliquer. En vérité, il y a longtemps que la France brûle par la souche même et ceci de façon alarmante, car il y a peu de choses en notre pouvoir, à nous chrétiens de France, pour faire réaliser aux français qu’ils ne trouveront aucun salut dans les illusions d’un régime dont ils sont à la fois les complices et les victimes, en somme, les esclaves. Nous ne parlons pas ici, en cette période d’élections, de la définition de telle ou telle forme de régime politique, car cet esclavage est principalement spirituel, philosophique et anthropologique. Le peuple de France a en effet subi un immense remplacement, loin d’être celui que nous décrivent depuis quinze ou vingt ans, les romanciers d’une réaction désormais dominée par les pédérastes et les « traditionnalistes » métapolitiques.

Ce grand remplacement a pris racine bien longtemps avant qu’on ne parle de regroupement familial, d’immigration massive, de crise migratoire, identitaire, d’immigration de remplacement et d’immigration-invasion. Et si l’on considère l’acte citoyen comme obligatoire, à tel point que l’on culpabilise ceux qui ne se rendraient pas aux urnes par indifférence, prudence ou modestie, dans ce cas, le vote ne suppose-t-il pas, à défaut d’une adhésion, une responsabilité prise par chaque votant dans la situation qui découlera de leur vote ? Avoir participé à l’élection de tel conseil municipal dans telle commune rurale ou tel faubourg, c’est une chose naturelle, mais combien alors d’électeurs inconséquents, sont co-reponsables des politiques pro-avortement ou pro-immigration de masse en ayant voté Giscard ou Chirac, combien sont co-responsables de l’actuelle crise économique et migratoire, en ayant accordé confiance au gouvernement de Nicolas Sarkozy ? Le grand remplacement est donc opéré depuis des décennies avec le consentement volontaire ou tacite du peuple. Ce grand remplacement a donc pris racine au sein même du peuple français, en commençant par sa tête, dès lors que ses élites politiques, aux XVIIe et XVIIIe siècles, se mirent à mépriser la sainte religion. Cet état d’esprit libéral s’est ensuite propagé dans la population en moins de deux cents ans. Le grand remplacement est donc là : il est avant tout anthropologique, philosophique et spirituel. L’apostasie a suivi de façon mécanique la ruine du peuple et nous avons assisté et continuons d’assister au triomphe de la révolution sur toute chose publique et même privée. Mais ce sont les prodiges techniques et matériels de la révolution dans l’économie, dans le soi-disant progrès social et scientifique, plus précisément dans les sophistications virtuelles du confort et de la sécurité, qui continuent aujourd’hui de tromper la masse sur l’état réel du monde et de l’époque.

C’est pourquoi nous sommes d’avis de dire que le problème ne se tient pas tant à la définition du régime, une république pouvant parfaitement être vertueuse tant que les hommes qui la gouvernent sont eux-mêmes convaincus de principes vertueux, mais le problème tient donc à la nature du régime, à sa constitution, à sa destination, à la société sur laquelle il repose et inversement, la société sur laquelle prospère un tel régime pose elle-même question. Or, la société actuelle n’a plus de vertus définies, mais une suite de virtualités se développant indéfiniment selon la somme des individualités, des désirs et des offres que le marché est capable de fournir pour y répondre, chacune de ces virtualités développant elle-même ses propres systèmes de vertus en dehors du réel, donc en dehors de toute vérité divine et de toute raison naturelle. Il n’est pas pour rien qu’aujourd’hui, il ne se trouve pas le moindre candidat catholique, pas le moindre mouvement catholique d’envergure. Il n’est pas pour rien que ce soit une femme « moderne et libérée » telle que Marine Le Pen, qui ait aujourd’hui à représenter une France dévirilisée aussi bien symboliquement que physiquement. Nous affirmons que cela est une peine que Marine Le Pen ne mérite pas et nous disons aussi que l’absence de virilité, de liberté et de souveraineté en France aujourd’hui tient son explication la plus limpide dans l’apostasie continuelle des français depuis deux cents ans, mais plus spécifiquement depuis l’apparition de la fausse église et des antipapes de la secte Vatican II, il y a de cela plus de soixante ans. Ce dernier fait est encore plus ignoré que le premier dans la pensée politique actuelle. Nous affirmons que c’est un grand défaut pour la compréhension de tous les événements présents et futurs.

Hiérarchie de la situation

Il est vrai que de plus en plus de monde en France, comprend grossièrement les effets politiques des révolutions qui servent avant tout les puissances d’argent qui les soutiennent, mais ces prises de conscience, permises en partie par le nouveau média internet, demeurent encore largement confinées dans la virtualité évoquée plus haut. Car le pouvoir temporel des révolutions n’est jamais que peu de choses sans une emprise philosophique ou mieux encore, anthropologique, c’est à dire spirituelle, aussi anti-spirituelle qu’elle puisse paraître. Ce qu’il faut donc comprendre, c’est que les masses ont perdu la notion même du principe d’autorité. Ce principe d’autorité leur a été ôté en même temps que la Foi et il ne leur sera pas rendu sans elle. La crise réelle qui mine le monde actuel, et la France en ce qui nous occupe ici, est une crise d’autorité.

Et la raison pour laquelle la révolution mondiale a pris un tel essor dans les années de l’après-guerre, plus spécialement à partir du grand « bond en avant » sociétal des années 1960 et 1970, c’est celle-ci. C’est que l’autorité terrestre seule gardienne du dépot de la Foi divine a connu une attaque sans précédent. Prophétisée dans les Saintes Écritures et dans les prophéties de Fatima, l’éclipse de l’Église commença à partir de la mort du dernier pape connu, Pie XII, en 1958. La soi-disant élection de Jean XXIII à la fin de la même année, permit l’ouverture rapide du fameux concile Vatican II, lequel établit une fausse église à la face du monde, réalisant là le projet de près de deux siècles et plus encore, d’intrigues du démon, de tous ses serviteurs des loges maçonniques et des sectes et de tous les hommes retors et infidèles.

Antipape Paul VI.

Cette fausse église établit ainsi une lignée de faux papes, faux vicaires du Christ, ainsi jugés par les lois mêmes de l’Église par leurs hérésies manifestes. En effet, jamais personne, malgré les tempêtes qu’eut déjà à affronter l’Église par le passé, n’eut pu imaginer une pareille chose à pareille époque, sinon les prophètes et les saints de l’Église qui ont parlé de ces choses des siècles ou des décennies avant qu’elles se produisent. En effet, de façon paradoxale peut-être, l’Eglise au XIXe et au XXe siècle avait connu un rayonnement exceptionnel sur les cinq continents, par ses missions et par l’impeccabilité toujours grandissante des papes, comme si les périls grandissants dans le monde moderne ne firent que renforcer la rigueur et l’orthodoxie des saints pères. Finalement, les révolutions sont décisives dans l’histoire des nations, dès lors que la décadence morale coïncide avec un seuil d’influence atteint par toutes les forces envieuses et mauvaises. On l’a observé de façon remarquable avec la chute de la monarchie bourbonienne décadente dont le relâchement moral, sinon l’apostasie, ont rendu possible le déchaînement général des mœurs à travers la société. Pour l’Église, institution divine par la grâce de Jésus-Christ, dont le gouvernement et le système hiérarchique est essentiellement incomparable avec les gouvernements strictement temporels, l’astuce du démon s’est glissé, non pas par le siège apostolique, en raison de la promesse du Verbe divin, mais parmi le mauvais clergé, en déchaînant tous les artifices de la philosophie strictement humaine, y compris les idéologies politiques et « scientifiques ».  C’est pourquoi la grande majorité des chrétiens d’il y a soixante ans suivirent ces faux pasteurs et c’est pourquoi en moins de cinq décennies, la secte Vatican II plongea le monde chrétien tout entier dans l’anarchie dogmatique, dans le chaos liturgique, dans le scandale moral permanent, dans l’hérésie et l’apostasie. Non seulement la secte Vatican II a vidé les paroisses, laissé les églises à l’abandon, fermé les séminaires et perverti à peu près tout son clergé, mais elle a surtout reconstitué une contre-église constituée de multiples « sensibilités » sectaires qui ont à leur tour envahi les diocèses, les paroisses, les restants de séminaires et les anciennes universités fondées jadis par l’Eglise : faux-œcuménistes, socialo-marxistes, démocrates-chrétiens, charismatiques et pentecôtistes, homosexualistes, conservateurs, traditionalistes, etc. tels sont les partis politiques, les modes, les idéalismes et les sectarismes qui constituent l’image même de l’anti-société postmoderne.

stmaryconsecration1

Fausse messe typique selon le rite invalide « promulgué » en 1969 par l’antipape Paul VI appelée aussi « messe novus ordo ».

De cette révolution, si essentielle à celles qui ont précédé, il n’y a qu’un petit troupeau de chrétiens, demeuré ici et là fidèle à l’orthodoxie du dogme, à en avoir tiré les conséquences toujours selon les lois de l’Église. Pour le reste, cette confusion générale à propos de la situation de l’Église cause depuis 1958 une situation terrible non seulement pour le troupeau, mais aussi pour toutes les nations et personnes que l’Église s’évertuait jusque là d’évangéliser par ses missions innombrables à travers le monde. Aussi, c’est la raison pour laquelle la révolution a pris un cycle bien particulier : il fallait faire tomber les trônes chrétiens pour fragiliser la société temporelle des chrétiens, qui elle-même est peu de choses, sans la Foi. Ce n’est que par la suite, une fois que la furie des idéologies et de l’athéisme fut répandue dans les foules, que la société spirituelle des chrétiens, leur Verus Israel, l’Église catholique, a pu être mise en danger comme nous l’avons vu. Or, cette Église catholique ne peut faire défection, ni son autorité suprême sur Terre ne peut faillir dans les matières de la Foi et de la Morale découlant de cet Évangile apporté par Notre Seigneur Jésus-Christ. Voici ce qui fait la différence entre la société temporelle, et la société spirituelle, cette dernière étant hors de portée des intrigues de ses ennemis pour la raison qu’elle est l’Institution divine définissant le dogme, tandis que la première reposant sur le pouvoir des hommes, ne tient que par la foi de ces derniers dans la justice de la vérité.

Petites filles chrétiennes avec une soeur religieuse, Barcelone, 1951.

En effet, au-delà de considérer si telle ou telle forme de constitution politique convient le mieux à tel pays ; monarchie, république, fédéralisme, etc. ; il est clair que la constitution spirituelle et morale d’une nation en dira beaucoup sur son degré réel de civilisation, de paix et de justice sociale, etc., indépendamment même des ressources premières ou de l’environnement dont elle bénéficie ou non et surtout, indépendamment de l’avancement de son génie technique. Du moins, c’est l’enseignement de l’Église, qui enseigne que le génie technique ou la richesse matérielle des hommes n’est rien si ce génie ou cette richesse ne sont pas attachés aux service de Dieu et du bien commun. Il est une erreur, comme le font la plupart des électeurs de Mélanchon ou de Marine Le Pen, de ne voir le déclin de la France que par des causes matérialistes telles que la désindustrialisation, la perte des acquis sociaux, les privatisations, la chute du service public, etc. C’est la confusion classique de la plèbe impie entre causes et conséquences. Aussi, l’orgueil des nations ou l’orgueil des peuples n’a pas varié. Le culte du progrès s’est départi de la raison naturelle en ne considérant plus comme raisonnable de considérer certaines limites immuables et d’autres non, selon un empirisme logique qu’on nomme hiérarchie dans la science de l’organisation ou logique dans la science des idées. Mais le succès de la révolution, comme nous l’avons dit, réside avant tout dans son succès dans le cœur des hommes, lesquels pour la grande majorité, dans des nations comme la France, ne sont plus capables de raisonner et de réagir de façon consistante.

Le régime actuel fonctionne structurellement tel qu’il se tient, depuis les années 1880, bien que sa fondation idéologique ait pris racine dans les années 1790. En revanche, c’est sur un terreau vieux de 1300 ans que cette révolution a planté ses mauvaises graines. Ces mauvaises graines ont assez facilement étouffé celles des plantes qui avaient peu de racines (Matthieu 13 ;1-91) Aujourd’hui, il serait vraiment bon d’avoir davantage d’apôtres pour enseigner ces paroles à ceux qui se noient à la recherche d’une identité qu’ils peinent tant à comprendre. Qu’ils prennent garde, nous avertissons les français apostats, car Notre Seigneur a dit que les mauvaises herbes seront jetées dans le feu. (Matthieu 13;24-302) Beaucoup s’inquiètent aujourd’hui pour des choses futiles, alors que la Vérité leur tend les bras, ainsi que le repos. Que chacun commence par se rappeler de ce qui est essentiel, de ce qui est légitime, de ce qui précède avant toute chose. Et il nous semble que même dans les milieux a priori intellectuellement élevés du conservatisme politique ancien ou nouveau, cette discipline, cette capacité d’ordonnancement des idées, de cette capacité de discernement, qui la caractéristique même de l’intelligence, fait cruellement défaut aux hommes, ce qui pose donc de sérieuses questions sur la pertinence et la valeur des progrès techniques atteints à ce jour. Ce n’est pas le progrès qui est en cause comme idée seule, mais l’intention extérieure ainsi que l’essence de ce progrès. L’idée pervertie du progrès a donc conduit logiquement à la société néo-barbare actuelle. En fait, la perversion, c’est à dire l’inversion, définissent l’essence même de cet ordre social.

Origines et causes de la faiblesse post-moderne

Car en effet, la révolution a vraiment réussi le pari de fournir un régime politique et social à la mesure de l’indiscipline regrettable des hommes. Nous le répétons, l’inversion compte parmi le principal mécanisme des révolutions, mais l’inversion des valeurs du monde ne pouvait se faire sans renversement des valeurs de l’Évangile, raison pour laquelle, l’inversion suppose nécessairement de puissantes opérations de subversion, qu’elle soit armées matériellement ou spirituellement. Ainsi, tant que l’Église n’avait pas connu l’éclipse à partir des années 1960, c’est à dire tant que le siège de Saint-Pierre était occupé par ses vrais successeurs, le troupeau marchait encore avec confiance derrière le pasteur. Aussi, on observe ce phénomène historique suivant : à partir des révolutions protestantes et  illuminées du XVIe et XVIII-XIXe siècles, l’Église a connu la désertion des princes des nations, puis petit à petit, des peuples et enfin la persécution directe. Mais à mesure que les persécutions augmentèrent aux XVIIIe et XIXe siècle, l’Église dans le même temps, connaissait de glorieuses vocations de saints, de docteurs, de missionnaires, de martyrs, à l’époque même des triomphes de la science et du progrès humanistes. Aussi, à la mort du pape Pie XII, l’Église était dans cette situation étrange : d’une part, elle tenait une moisson importante, fruit de dix-neuf siècles de travail méritant, sur tous les continents, dans toutes les nations, sur toutes les mers. Mais d’autre part, elle était de plus en plus affaiblie devant les nouveaux empires de l’époque, car depuis les révolutions politiques du XVIIIe siècle, les dernières nations chrétiennes d’Occident avaient failli à cause de leurs mauvais princes et n’ont plus été en mesure, ni même en volonté de soutenir temporellement le pouvoir spirituel de l’Église contre le libéralisme galopant et les intrigues des sectes de l’époque. Saint Alphonse de Liguori avait ainsi prophétisé3 :

Cette secte [la franc-maçonnerie] ne se propose rien moins que la destruction de l’Église, du trône et des souverains. Les monarques ne paraissent pas s’en inquiéter ; mais ils reconnaîtront trop tard, aux calamités qui en seront la suite, ces sectaires qui ne font aucun compte de Dieu et qui n’auront assurément pas plus d’égard pour les puissants de la terre.

https://i2.wp.com/www.redemptorists.co.uk/images/phocagallery/Reds_saints/St_Alphonsus/thumbs/phoca_thumb_l_alphonsus10.jpg

Saint Alphonse de Liguori, docteur de l’Eglise.

La constitution civile du clergé, politique hérétique et illégale appliquée par le gouvernement révolutionnaire français en 1790, fut l’une des premières tentatives contemporaines d’infiltrer massivement et de manière coercitive, un grand nombre d’éléments étrangers à l’Église dans celle-ci, longtemps après les ariens. Aussi, cette volonté des ennemis (Matthieu 13-28) du Seigneur Jésus de persécuter et d’infiltrer Son Église se poursuivit pendant tout le XIXe siècle et le début du XXe siècle avec rage, si bien que le pape saint Pie X fut élevé à la papauté -Dieu soit Loué- seulement de justesse, après qu’il fut découvert par le brave Monseigneur Jouin et la famille impériale d’Autriche, dernière dynastie catholique régnante, que le cardinal Rampolla, qui s’apprêtait à être élu, était un membre d’une abominable loge luciférienne nommée Ordo Templi Orientis, ayant de puissantes ramifications dans la haute société internationale des années 1900.

https://i1.wp.com/www.virgo-maria.org/articles_HTML/2006/010_2006/VM-2006-10-09/Rampolla1.jpg

Le clergé eut aussi de graves peines. L’effervescence politique, rendue possible par le « grand siècle » des révolutions, rendit publique et académique les cultes du progrès, du rationalisme et du naturalisme. Cette société produisit aussi des mauvaises graines qui entrèrent parfois dans les ordres de l’Église. Libéraux et modernistes furent la grande cause des nouvelles hérésies que l’Église dut combattre déjà dans les paroisses, dans les séminaires et, comme nous l’avons vu, jusque dans la Curie. Les loges maçonniques ne cessèrent d’acculer l’Église en s’en prenant autant que possible à ses vocations et à ses serviteurs les plus fragiles. Les études liturgiques de Solemnes fondées par le très orthodoxe Dom Guéranger, furent peu de temps après dévoyées avec intérêt par les éléments modernistes et très tôt aussi par le truchement des ésotéristes et autres spiritualistes : on alors parlé de « mouvement liturgique« . C’est alors que les sectes ennemies de l’Église ont peu à peu envisagé de quelle manière provoquer une révolution et former une contre-Eglise. Et c’est le sacrifice de la Messe que ces renards s’attaquèrent, ainsi que l’on prophétisé beaucoup de saints : Saint Augustin, Saint Jean Fisher, martyrisé par les hérétiques anglicans ou encore le grand docteur Saint Alphonse de Liguori qui affirma4 :

Le diable a toujours tenté avec l’aide des hérétiques, de priver le monde de la Messe, en les faisant comme des précurseur de l’antéchrist, lequel avant toute chose, va tenter d’abolir et va effectivement réussir à abolir le Saint sacrifice de la messe, ceci comme châtiment des péchés des hommes, selon la prédiction de Daniel ;’’L’armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises’’ (Daniel 8-12).

Dans les années 1920 et 1930, les sophismes de la « nouvelle théologie », ainsi que les fausses apparitions diaboliques (Soeur Faustine, Valtorta, etc.) pullulèrent et furent tous brillamment condamnés par la sainte Église, grâce à ses ardents docteurs. La seconde guerre mondiale, comme ailleurs, n’a que temporisé le problème, comme nous le savons. Donc voici à quels périls était soumise l’Église quand le pauvre et regretté Pie XII expira en 1958. En réalité, en 1958, le monde entier était conjuré plus contre l’Église : la franc-maçonnerie, les Juifs du Talmud, les hérétiques libéraux, modernistes, progressistes, protestants, les communistes, les invertis, les démocrates, les libertins, les agents secrets. En effet : le grand holocauste, le grand crime contre l’humanité au XXe siècle, c’est vraiment ce crime qui a été commis contre l’Église, dans la mesure où le nombre d’âmes perdues est sans doute incalculable depuis le petit nombre d’années qui nous sépare de la clôture du concile hérétique de Vatican II.

L’apostasie conduit au déclin temporel

Ainsi, si les peuples ont massivement commencé à se rebeller contre la sainte religion aux XVIIIe et XIXe siècles, imagine-t-on la violence de l’indifférence des masses actuelles sur ce sujet ? Plutôt que d’indifférence, il faut plutôt parler d’inconséquence. La question que devraient se poser les français qui s’inquiètent, les uns pour la crise économique et sociale, les autres pour la crise migratoire et identitaire, ou encore ceux qui s’inquiètent pour l’emprise sans merci de l’actuelle oligarchie politique, est celle-ci : quelle cité, c’est à dire, quelle société désirez-vous ? Quelles valeurs attendez-vous vraiment ? De quelle identité parlez-vous ? Êtes-vous seulement capables de vous accorder sur des valeurs et ces valeurs, sont-elles bonnes et légitimes ? Non, bien sûr, car la masse en France, réunie pendant deux siècle sous l’unité et l’indivisibilité républicaine n’a pas abouti à l’uniformité vertueuse recherchée par les citoyennistes d’hier, mais à conduit à l’uniformité du désastre, des angoisses et des névroses violentes au sein de nouvelles classes sociales qui ne sont rien d’autre que l’addition incohérente des opinions et sentiments des individus.

Dans l’introduction de son livre, « La souveraineté du peuple est une hérésie », le Révérend Père Charles Maignen écrit très justement :

Ce qui divise la France en deux camps, ce n’est pas la forme du gouvernement c’est le principe de l’autorité. Nous sommes en présence de deux doctrines : celle de l’Eglise : « Tout pouvoir vient de Dieu», et celle de la Révolution : «Tout pouvoir vient du peuple». L’une et l’autre peuvent s’adapter aux différentes formes du pouvoir politique. La première a trouvé son application dans les républiques de Venise, de Gênes et des cantons Suisses, comme dans la monarchie française. La seconde a dominé les monarchies constitutionnelles, comme les trois républiques qui se sont succédées, en France, depuis la Révolution. Tout n’est donc pas dit quand on s’est proclamé républicain ou monarchiste ; mieux vaudrait dire si l’on est partisan ou adversaire de la souveraineté du peuple.

En soi, donc, il n’y a pas d’objection à participer aux scrutins tenus dans le cadre d’une république. Mais le vrai problème aujourd’hui, est qu’il n’y pas un seul candidat chrétien prêt à diriger ce pays. Les gens de la masse aujourd’hui, qu’ils soient des bourgeois français libéraux de bonne souche ou bien des musulmans, s’imaginent parfois que Marine Le Pen serait chrétienne, d’autres, patriotes et identitaires sociaux, s’imaginent que Marine Le Pen défendra ou permettra du moins le retour d’une France « traditionnelle ».

En ce qui nous concerne, nous n’irons pas voter, nous ne sommes ni en faveur de Marine Le Pen, ni pour Emmanuel Macron, ni pour aucun autre candidat de cette élection, mais il faut dire de notre point de vue, que face à la situation a priori favorable et à la vacuité de son adversaire, Marine Le Pen a été assez décevante, du moins pour ceux qui espéraient d’elle d’être à la hauteur de l’enjeu. En effet, nous n’avons pas peur d’affirmer qu’elle a fait une campagne médiocre, terne, éculant les mêmes poncifs populistes classiques des générations névrosées des années 2000. Si Marine avait été chrétienne, une catholique comme nous, sa vision du monde, de l’avenir et donc des opportunités de cette campagne lui seraient apparus tout autrement. Au lieu de cela, son état d’esprit apparaît très bien dans ses slogans et discours : « au nom du peuple », « au nom de la France », « seul le peuple est la solution », « seule la nation est la solution ». Si Marine Le Pen était chrétienne, elle saurait qu’elle n’a nul besoin de ressasser les antiennes de la nation républicaine, qu’elle est d’ailleurs la dernière à défendre.

Tout le paradoxe de cette France nationale « bleu-blanc-rouge », finalement, est qu’elle est la dernière à défendre l’héritage le plus pourri d’une république dont ses propres élites se moquent et ne récupèrent que ce qui les arrange. En effet, c’est bien le Front National, depuis sa prise en main par Jean marie Le Pen, qui est finalement le parti le plus républicain de France, dans la mesure où il est le seul parti qui a continuellement, et aujourd’hui même encore, porté sur lui le fardeau de l’histoire heureuse ou criminelle de la République et de l’Empire, dont les autres partis ne prennent que ce qui les arrange pour la forme du discours ou du décret, oubliant que leurs propres familles politiques ont toutes plus ou moins baigné dans le sang des catholiques contre-révolutionnaires, des colonies de l’empire ou de la défaite de 1940 et de la collaboration avec l’Allemagne nazie.

Mais aujourd’hui, le niveau de culture des électeurs étant généralement bas, même les commentateurs médiatiques furent obligés d’admettre qu’Emmanuel Macron était peut être encore plus ignare des fondamentaux de la géographie française que ne l’était Nicolas Sarkozy, ce qui ne les empêche pas de posséder tous deux une certaine intelligence politique. Mais il ne faut pas se leurrer, cet indifférentisme ou cette ignorance culturelle chez nos nouveaux dirigeants est contemporaine de celle qui règne au sein de la masse électorale, y compris celle de Marine Le Pen. Et nécessairement, les questions qui animaient les générations frontistes des années 1980 et 1990, ne sont plus exactement celles des électorats marinistes des années 2000 et 2010. Ralliés de la gauche souverainiste ou socialiste, franc-maçons réactionnaires, homosexuels, anciens syndicalistes, néo-identitaires ; les cadres ont évolué à l’image de la société et des électorats, qui restent toutefois largement populaires, ruraux ou péri-urbains, inquiétés par l’insécurité, l’immigration de masse, l’identité des « français blancs », mais aussi l’emploi, le pouvoir d’achat, les acquis sociaux. Et c’est aussi un électorat de plus en plus féminisé. La question essentielle est celle ci : quel modèle de vertu Marine Le Pen propose-t-elle à une jeunesse française en perdition ? Il nous semble que Marine Le Pen ne prend absolument pas au sérieux, peut-être par tactique politique, ces aspects capitaux de la crise, sinon dans son discours où elle rappelle de temps en temps les « racines chrétiennes de la France ». Serait-elle capable d’identifier ces racines aujourd’hui ?

Le problème de Marine est qu’elle n’est pas chrétienne

De même, Marine le Pen pourrait facilement se passer de formules grossières et de poncifs populistes, étant donné que chacun est habitué à l’identifier de toutes manières sur les thématiques de l’immigration ou de la sécurité. Mais nous constatons que le problème pour elle n’est pas là. Le problème de Marine Le Pen est qu’elle n’est pas chrétienne et que son programme ne propose non plus rien de tel.

Et même son électorat d’ailleurs, ne voit absolument pas la question religieuse comme fondamentale. Si Marine Le Pen était chrétienne, elle proposerait l’intégration par l’évangélisation, y compris des français qui, en effet pour cette raison précise, comme l’a écrit Monseigneur Flavien Hugonin en son temps5, sont depuis si longtemps divisés et retournent jour après jour dans les ténèbres de la barbarie. Cela étant dit, ce n’est pas par dureté envers Marine Le Pen que nous disons cela. Elle ne manque pas de qualités et surtout d’une certaine franchise vis à vis d’elle même. Ainsi, elle dit vrai quand elle s’affirme être du peuple, car elle ressemble réellement à son électorat, à sa génération, aux femmes françaises d’aujourd’hui. En témoigne encore son affiche électorale de second tour, ; cheveux courts, tailleur léger et mini-jupe laissant apparaître largement un genou dont son équipe de campagne à confié très sérieusement qu’il s’agissait là « d’un message adressé à l’islam ».

https://i0.wp.com/img1.closermag.fr/var/closermag/storage/images/media/images-des-contenus/article/2017-04-26-marine-le-pen-a-t-elle-utilise-photoshop-sur-sa-nouvelle-affiche-ca-fait-bien-rire-les-internautes/la-nouvelle-affiche-de-campagne-de-marine-le-pen/5663510-1-fre-FR/La-nouvelle-affiche-de-campagne-de-Marine-Le-Pen_exact1024x768_p.jpg

De façon très paradoxale et ironique, il n’y a aujourd’hui aucun autre candidat qui ressemble davantage à la française moyenne que Marine Le Pen, et pourtant, l’effet médiatique est tel que malgré tous ses efforts sincères, elle apparaît encore comme une espèce de furie raciste, alors que Marine Le Pen ne l’est certainement ni plus, ni moins que l’institutrice ou l’étudiant du coin qui s’apprêtent sans doute à voter Macron par veulerie.

Marine Le Pen, une française comme les autres

En effet, la France populiste est peut-être encore la plus représentative de l’esprit Charlie, car beaucoup s’imaginent vraiment pouvoir combattre l’islam en glorifiant l’impudicité, l’impiété, la grossièreté et le paganisme paillard dans leur discours. En somme, c’est la mini-jupe contre la burqa, la « drague française » contre le puritanisme et au milieu de cela, toute considération ou compréhension ou connaissance de la morale chrétienne qui avait honoré les femmes et hommes d’Occident pendant des siècles, semble avoir complètement disparu du référentiel moral. Tout ceci est pitoyable, car c’est en délaissant la foi et la morale chrétienne que tout progrès social et politique a été rendu impossible dans ce pays. Pire encore, les ténors de la réaction intellectuelle étant désormais des non-chrétiens (Zemmour) ou des pseudo-chrétiens (Soral, Laurent Dandrieu), les foules viennent à amalgamer l’identité et la foi selon leurs faux concepts philosophiques, à tel point que devant le spectacle macabre de la secte Vatican II donné au monde, le référentiel religieux en Europe ne se situe presque plus qu’entre l’hérésie mahométane et l’idéologie non moins hérétique des droits de l’homme et du laïcisme. Le référentiel de la pudeur et de la morale sont techniquement devenues des choses que les européens considèrent comme étrangères à une civilisation dont chacun se revendique sans s’accorder sur la définition exacte de cette civilisation, de ses « valeurs », de son « modèle de société ». Tout ceci est lamentable, car là encore, les questions de foi et de morale sont beaucoup plus essentielles que les questions macroéconomiques et sociales, car que vaut l’économie sans une société saine, et une société peut elle être saine sans être conduite par d’excellents principes ? Ces principes peuvent-ils être autre chose qu’une constitution se fondant sur la Vérité et la justice ? Qu’est ce que sont la justice, qu’est-ce qu’est la Vérité, sinon la Parole de Dieu ?

Lorsque Marine Le Pen renchérit continuellement sur la laïcité, on comprend très bien qu’elle cherche à donner des gages à certains électorats, à certains auditeurs, c’est entendu. Elle s’adresse en effet à un électorat dont elle sait, au fond, qu’il pense comme elle, plus ou moins, sur les signes extérieurs religieux, sur la place de la religion dans la société, mais même dans l’esprit des masses d’aujourd’hui, l’Église étant éclipsée par la secte mortifère Vatican II, les deux référents spirituels du plus grand nombre tend de plus en plus à se résumer entre l’indifférentisme général et…l’islam, c’est le cas notamment dans la jeunesse. Ainsi, si Marine Le Pen était chrétienne, elle réclamerait une constitution chrétienne de la France, elle ferait la promotion de la morale en matière d’habillement et de tenue pour les jeunes filles, elle s’adresserait aux femmes musulmanes en leur disant : « Bravo pour votre pudeur, mais devenez chrétiennes et ce sera bien mieux pour vous », plutôt que de suivre les idéologismes féministes et humanistes.

Hélas, ce n’est pas un rôle de composition que joue Marine Le Pen, elle est vraiment telle qu’elle est et nous voyons même que cela lui est défavorable, car toute la France mobilisée de façon moutonnière contre la «haine » se trompe complètement sur qui elle est vraiment. En réalité, Marine Le Pen est probablement la personnalité la plus vraie et la plus entière de cette élection, dans la mesure où elle incarne en effet le résumé d’une française moyenne actuelle, bien plus encore qu’une Nathalie Arthaud. Mais, pour son malheur, Marine n’est pas chrétienne. Aussi, tout ce qu’elle fait ou tente de faire, échouera et ceci, même en cas de victoire par surprise dimanche prochain tant qu’elle ne se convertira pas.

Pour son propre bien, Marine ne mérite pas la présidence

Marine Le Pen, malgré ses tares, nous est presque sympathique et il nous semble sincèrement qu’elle ne mérite pas la présidence de la république : d’une part, à cause de son style, jugé « pas à la hauteur » par son propre père (qui n’est pas moins responsable de la situation de son propre mouvement et de l’échec de sa fille), mais aussi par pitié pour elle, pour lui épargner le sort qui lui serait fait en cas de victoire.

La famille Le Pen, malgré son élévation sociale, a évolué tout à fait à l’image de la famille française moyenne, notamment au vu de l’évolution de la conception de la morale chrétienne.

En fait, nous pensons que les français doivent expier encore mieux que cela. En cas d’élection de Marine, ce qui serait une surprise, un climat délétère serait alors artificiellement suscité en France avec une intensité sans commune mesure avec ce qui a pu se passer avec un Donald Trump aux États-Unis. Les hordes antifas, les lycéens et les étudiants, ainsi que la jeunesse criminogène dans certaines banlieues de grands centres urbains, surtout parisiens, pourraient être facilement instrumentalisés ou dirigés par quelque officine ou faction du pouvoir profond, avec l’appui de telle ou telle agence de renseignement atlantiste. Nous verrions assurément une rapide réaction de tout l’état profond de la république française, sans compter les forces médiatiques qui les premières, entretiendraient la population sous pression constante. Réellement, les forces politiques et financières qui contrôlent aujourd’hui la France ou qui prétendent y influer, ont actuellement toutes les cartes en main pour y provoquer à l’envi, des émeutes, des violences et des divisions. Or, il nous semble vraiment que la France a perdu beaucoup trop de temps depuis 2002, date à laquelle il aurait peut-être été possible à un Jean-Marie Le Pen d’assainir ce qui pouvait politiquement l’être encore à cette époque-là. Paradoxalement, la France d’alors nous semble aujourd’hui d’une médiocrité encore plus grande que celle d’aujourd’hui, car il est clair qu’un Jean-Marie Le Pen rajeuni de 15 ou 20 ans aurait en 2017, fait une bouchée d’Emmanuel Macron et de tous les autres candidats de cette élection. L’analyse du temps politique est désormais calée au rythme frénétique des nanosecondes numériques, des publications twitter et des calculs des ordinateurs de La City. Cela fait déconsidérer à beaucoup l’importance de la compréhension du temps long, dilue la mémoire et l’identité, que beaucoup peinent tant à défendre ou même à déterminer. D’un autre côté, il est vrai que la vision du temps long est devenue un luxe oligarchique : le planisme synarchique révolutionnaire mondial fonctionne de telle manière qu’une génération de bâtisseurs, par exemple les pères de la construction européenne, transmet l’ébauche des fondations à la génération suivante, celle des premiers grands administrateurs de cette nouvelle entité, qui la transmettent ensuite à leurs ambitieux poulains.

Dès lors que l’édifice est bien avancé, les degrés inférieurs que sont devenus les états-nations d’Europe peuvent connaître d’apparentes périodes d’instabilité gouvernementale qui n’affectent guère la construction supérieure, plus récente et surtout réellement indépendante des états-nations désuètes et encore plus des peuples dupés. Les français ont été habitués à croire qu’ils seraient perdus sans l’Union Européenne et tous les avantages offerts par l’économie et l’esprit du monde postmoderne. C’est pourquoi il est vain de croire que le sursaut électoral d’une personnalité aussi faiblement armée spirituellement que Marine Le Pen suffirait à bouleverser le chantier globaliste qui lui, est fort avancé.

Emmanuel Macron continuera la politique d’intégration des organes de la république à la structure eurofédérale ou à la culture globaliste, aidé par ses redoutables conseillers et sherpas,qui seront les réels maîtres du gouvernement et de l’assemblée. Toutefois, contrairement à des Nicolas Sarkozy ou des François Hollande, ayant frayé jeunes dans les nids de couleuvres de la politique de l’ancienne Ve république, Emmanuel Macron parait beaucoup trop artificiel, fragile et instable pour affronter valablement les crises à venir, car il y aura crise, peu importe l’issue de l’élection. Aussi, les mouvements sociaux qui surviendront certainement, seront en partie contenus, mais ne pourront pas être toujours neutralisés. De plus, la fragilité presque palpable d’un tel enfant-président oedipien est susceptible de causer une sorte de choc imprévu dans l’inconsciente masse, qui se nourrit de préjugés et d’apparences. Nous jugeons même possible qu’une force, groupe d’intérêt ou puissance étrangère, n’orchestre quelque opération contre la personne d’Emmanuel Macron, si la situation devait évoluer défavorablement.

Le risque est grand pour l’oligarchie contrôlant la République, de se retrouver face à une présidence aussi désincarnée que le président lui-même. En effet, il n’est pas bon pour un système ayant ses contraintes propres, de le doter d’un moteur impropre ou insuffisant à faire fonctionner ce système. Le système de la Ve république demeurant ce qu’il est, une présidence faible ou désincarnée, ce qui est de plus en plus le cas depuis Sarkozy, annonce l’effondrement au moins symbolique et peut être décisif de l’autorité exécutive de l’État républicain. Cet effondrement pourrait se produire sous la présidence Macron, face à une scène politique parlementaire et publique définitivement occupée par l’anarchie et le néant où ne se distingue plus depuis longtemps, ni mouvement politique original, ni personnalité charismatique, mais seulement des sommes d’ambitions mesquines et d’incessants calculs qui logiquement, ne cessent jour après jour de se détacher de tout intérêt pour le bien commun, même  celui que la république a prétendu construire. Mais si un tel effondrement se présentait, il ne saurait qu’être très passager, ne laissant qu’apparaître au clair les figures réelles du pouvoir en France. Mais faut-il en arriver là pour comprendre le mécanisme de la domination actuellement sur la France ? Non, bien sûr, car pour celui qui cherche, on lui répondra. Alors, pourquoi est-ce que malgré internet, malgré l’éducation nationale et les nouvelles méthodes de pédagogie, malgré les médiathèques municipales, malgré les tablettes et les encyclopédies en ligne, les gens trouvent de moins en moins ? Oui, la politique permet de gloser indéfiniment, au risque de perdre de vue l’essentiel. Et l’essentiel est de comprendre que, peu importe l’issue du scrutin ce dimanche, nous confessons un seul Dieu, une seule Foi, un seul baptême dans la sainte Église catholique divinement instituée par Notre Seigneur Jésus-Christ. Et dans l’état actuel des choses, nous sommes encore loin de pouvoir changer la société si nous ne commençons pas par nous examiner nous-même, à prier Dieu, à honorer l’Église catholique et à propager l’Évangile.

Questions d’un simple chrétien captif dans l’Europe apostate d’aujourd’hui

Ainsi, nous, catholiques, demeurerons essentiellement dans la même situation préoccupante, car notre seule préoccupation est dans la patrie dans les Cieux (Luc 17-216, Jean 18-367, Apocalypse 21-238). Situation qui nous rapporte aux catacombes et à l’ignorance qu’a désormais le monde de nous. Et ce qui nous préoccupe sur terre, est de savoir comment nous pourrons vivre demain parmi les impies toujours plus nombreux, comment nous pourrons sauver nos proches (Jude 1-22;239), comment nous pourrons évangéliser nos enfants, comment nous pourrons organiser nos familles et nos communautés familiales, ce qui reste de nos paroisses, qui du fait de la dispersion et de la désolation, contraignent les fidèles à faire des dizaines et parfois des centaines de kilomètres pour se rendre le dimanche au culte avec un prêtre valide, rendant le vrai sacrement, en union avec l’Église et non avec la secte Vatican II ? Marine Le Pen, qui n’est pas chrétienne et qui est loin de se douter de ces choses, pense avoir trouvé la solution en exhortant les pauvres français à reconstituer une « communauté nationale » qu’autrefois la république révolutionnaire avait su bâtir à la fois sur l’héritage volé à la civilisation chrétienne et à la monarchie, et à la fois par le régime politique matériellement populaire que la révolution a par conséquent su mettre en place, profitant du basculement de l’Histoire. Mais aujourd’hui, l’électeur du Front National, comme celui d’Emmanuel Macron, se soucie moins de la communauté nationale que de son sentiment individuel qu’il extrapole. En cela, le principe du suffrage universel fondé sur la constitution actuelle, tend mécaniquement à favoriser l’erreur et l’addition des caprices, sinon des malentendus, en tout cas, des conflits d’intérêts.

William Adolphe Bouguereau, Frère et soeur bretons.

Mais comment reprocher cela au peuple d’aujourd’hui ? Ce sont des décennies de déclin sur lesquelles il faudrait revenir, qu’il faudrait expliquer, en long et en large, c’est toute l’histoire et la doctrine de l’Église divinement instituée par Jésus-Christ, qu’il faut encore sans cesse rappeler à des populations amnésiques et rebelles à toute attention. Or, le temps a passé et il est tard, très tard pour beaucoup de français. L’édifice technocratique européen est une machine impériale au cœur duquel la France a été confinée bon gré, mal gré. Il en résulte qu’au delà de la pertinence ou non de quitter la zone euro, voire de renégocier ou d’annuler beaucoup d’engagements pris jadis auprès de l’entité « Union Européenne », le fait est que l’ébranlement d’un tel édifice, ne serait-ce que sur le plan politique, puis social et économique, nécessiterait beaucoup plus qu’un seul leader politique charismatique ou même d’un gouvernement composé de « souverainistes » éprouvés. Car, tous s’en aperçoivent et c’est pourquoi Marine Le Pen a tant de mal a formuler un discours général cohérent, capable de rassembler les électorats du pôle de la droite libérale-conservatrice bourgeoise ainsi que le pôle de la gauche socialiste, mélanchoniste et écologiste, tout en s’adressant au milieu « social, conservateur et identitaire ». Sans nul doute, si Marine Le Pen était chrétienne comme nous, elle parviendrait peut-être à cela. Car les blocages en France sont innombrables, notamment politiquement, plus encore spirituellement. Et ce que les espérances patriotes et nationalistes placent derrière Marine Le Pen, c’est le maigre espoir de se glisser par chance dans un angle mort électoral. C’est évidemment trop faible. Les français ont besoin d’une âme qui les inspirent et les frappent par la Foi.

Le temps a passé et la division sociale des français est grave, nonobstant même la question migratoire et de la société dite multiculturelle. Aussi, les microrévolutions incessantes des temps post-modernes prétendent et semblent avoir généré l’homme-nouveau, qui correspond aussi bien au transhumain post-historique qu’à l’homme-dieu de la secte Vatican II. Cette création est l’objet même du père du mensonge depuis qu’il est entré en guerre contre le Fils de Dieu, lequel a été envoyé pour sauver l’Homme de sa propre nature. Ce transhumain postmoderne est un prototype universel contenant, rassemblant et admettant une infinie diversité d’individualités s’accordant entre elles nécessairement, mais virtuellement, par le consensus du droit au confort et de l’idée de liberté abstraite, achetées au prix de la vérité, ce qui est fausse liberté, leurre de sécurité et vérité corrompue. C’est le résumé de nos sociétés. Il est important de remarquer aussi qu’à ce régime global, toutes les sectes et fausses religions du monde se sont accordées, depuis les talmudistes aux bouddhistes, et des chamanes aux païens d’Afrique. La secte Vatican II a été érigée pour être la tête blasphématoire d’un si infect ensemble.

Seule l’Église catholique, infaillible et indéfectible, perce ces flots chaotiques, aussi frêle que soit l’esquif, aussi vaste que le vaisseau ait pu être. Notre cité à nous, elle est toujours là, fidèle à la promesse du Divin époux, et la dispersion dont nous souffrons nous rend à la fois encore plus invulnérables et insaisissables par nos ennemis, mais dans le même temps, nous devons rester plus que jamais vigilants, obéissants, unis et liés entre nous à cause du fait que nos ennemis ont néanmoins achevé de voler nos églises et beaucoup des bâtiments de l’Église et encore beaucoup plus d’âmes, ce qui ne nous rend pas moins vulnérables, spécialement lorsque nous avons à témoigner de la foi, de l’orthodoxie et de la tradition de l’Église et que beaucoup refusent de nous croire. C’est à ce point-là que la révolution a ruiné la civilisation. Et c’est précisément pourquoi aujourd’hui, les masses françaises ne s’accordent plus. Elles ne savent plus pour quelle civilisation se battre, ni pour quelle culture, ni pour quelle cause. Voici les châtiments que reçoivent les peuples pour l’abandon de la foi, pour la moquerie qu’elles en font. Car la foi n’est pas anodine. Celui qui a la vraie foi en Dieu, témoigne non seulement de la grâce qu’il a recue, mais aussi de la capacité supérieure d’intelligence, c’est à dire de bonne volonté, dont il fait preuve. C’est pourquoi il est plus important qu’un système soit mené par des élites méritantes selon ce principe d’autorité de la foi, car sans la foi, quelle considération raisonnable peut-on avoir de la justice, par conséquent de la morale ? Il est plus important que ceux qui ont témoigné de la foi s’efforcent d’être exemplaires sur l’étude de celle-ci, sur la pratique de la justice et l’entretien de la morale. Ce sont de telles âmes dont  les sociétés, dont les familles, dont l’économie, ont actuellement besoin. Car, les français, même sans avoir la foi, continuent de faire des familles, continuent de vouloir vivre en société et s’efforcent encore d’être entreprenants et travailleurs, malgré les difficultés du régime. Mais précisément, le régime ainsi que le modèle de société actuel, sont précisément le blocage insurmontable de ces multitudes d’initiatives qui souhaitent ou ont vocation à participer de façon excellente au bien commun et à la prospérité générale de l’entité nationale ou locale. Mais même ces initiatives sont largement captées, accompagnées ou même inspirées par les établissements publics, villes, régions, etc. lesquels en contrepartie, sont toujours plus intégrées financièrement ou administrativement aux superstructures technocrates eurofédérales. Il en résulte donc que, malgré ce désir de développement technique ou social qui anime encore beaucoup de français, malgré ces bonnes dispositions naturelles, un glissement irrésistible conduit cette même société à sa perte. Les gens ne peuvent y mettre un mot pour définir exactement ce déclin, mais tous y participent plus ou moins hypocritement, plus ou moins de gré. Pour beaucoup, c’est le pouvoir d’achat devenu risible, l’enfer psychologique qu’est devenu le monde du salariat, la difficulté de se trouver un logement, la médiocrité des rapports sociaux en général, des rapports homme-femmes en particulier, etc. Les névroses, les mal-êtres, les tristesses sont infinies, même si paradoxalement, cette époque offre à la masse le plus grand nombre de tentations, de futilités, le plus grand nombre de distractions pour l’aider à traverser cette vie en le conduisant vers un néant qui n’inquiète même plus les individus. Si l’anthropologie fut à ce point touchée par le phénomène révolutionnaire, c’est bien par la considération de la vie, de l’être et du devenir de l’être après la mort. Il en résulte cette crise postmoderne qu’on pourrait qualifier crise d’autorité ou de direction. En effet, quelle autorité peut désormais régner dans les paysages des sociétés actuelles ? Quelle direction peut-on donner à ce monde ? Réfléchissez-y.

23 mai 2015, l’artiste postmoderne juif Steven Cohen réalise une performance impudique et immorale devant un important lieu de mémoire de la seconde guerre mondiale dans le cadre du festival Extrapôle, financé par la ville de Strasbourg, le ministère de la Culture et de la Communication, la Région Alsace, le Conseil général du Bas-Rhin. Cette performance a suscité l’admiration unanime du milieu culturel local.

La France a besoin de se soumettre à Dieu

Aussi, et puisque beaucoup d’amis nous ont approché pour le conseil, ne sachant plus quoi penser de la situation, voici tout ce que nous pouvons conseiller, à notre niveau de jeunes laïcs, fidèles de l’Église : nous nous adressons surtout aux jeunes gens de notre âge, aux plus jeunes et à ceux qui nous ont devancé en âge. Vous savez comme nous quelle est la situation des chrétiens depuis soixante ans et à quel point nous sommes accablés de notre dispersion apparente. Aussi, puisqu’il est vain d’attendre des rois incertains qui ne soient pas Notre Seigneur Jésus Christ, ce sont nos familles et nos foyers qui doivent soutenir ce qui demeure de la cité chrétienne sur terre. Faisons donc honneur à l’Église. Car les derniers prêtres et évêques de l’Église ont encore leur sacerdoce pour eux et pour nous, mais pour ce qui est du monde dans lequel nous avons encore la douleur de nous tenir, ce sont aux dernières familles chrétiennes d’encore témoigner de leur présence par leur foi, par l’exemple de leur pudeur et de leur travail. Souvenons-nous comment nos anciens, dans les temps apostoliques ou dans l’Afrique chrétienne persécutée, ou dans les Gaules évangélisées, ont conquis les plus grands empires par l’exaltation de leur foi et le don de leur sang. Mais beaucoup de jeunes comme nous voient les difficultés qui sont celles de vivre et de travailler parmi les impies d’aujourd’hui, plus encore de trouver femme ou mari ayant la foi pour élever des enfants dans la même foi, ne serait-ce que pour trouver une âme ayant des dispositions naturelles. C’est à un tel point qu’aujourd’hui en France, il est certainement plus aisé pour un juif ou un mahométan de trouver une femme de sa confession, qu’il ne le serait à un catholique français, aussi avons-nous souvent à évangéliser et convertir nous-même tel être que nous souhaiterions marier. Nous exagérons à peine le trait, hélas.

En effet, il ne faut jamais oublier qu’il y a une distorsion entre notre perception personnelle du temps et la réalité du temps historique. Aussi, beaucoup de soi-disant catholiques aujourd’hui ont subi une telle perte de mémoire vis à vis des principes moraux et du style de vie des chrétiens d’il y a 100 ans, qu’une femme voilée en France est aujourd’hui nécessairement une étrangère musulmane, un homme en habit traditionnel, un clown. Ces infinités d’inversions qui constituent le sel même de la révolution et de l’œuvre du démon dans la société, expliquent donc en somme, l’état de la morale, de la justice, de l’intelligence, de la beauté et même de la technique. C’est l’intention qui a été subvertie au sommet de la société. Toutefois, il ne faut pas oublier une chose : les exemples de temps de déclin et de décadences sont nombreux dans l’histoire, même si aucune période n’est comparable à la notre. Aujourd’hui, c’est le barbarisme même qui soutient en permanence l’idée postmoderne de progrès social. Nous chrétiens, ne devons pas désespérer, même si beaucoup de signes prédits par la Révélation ou par nos saints, nous indiquent à quel moment de l’Histoire nous nous trouvons. Nous ne devons pas désespérer, parce que nos ancêtres ont connu, pendant tous les 3 premiers siècles de notre ère, les persécutions de l’Empire romain. Pourtant, est-ce que la foi de milliers de fidèles et le sang de milliers de martyrs, n’est pas parvenue à défaire l’orgueil des princes de cet empire et de beaucoup d’autres par la suite ? Nous ne devons pas perdre cela de vue, car c’est en effet un enseignement de la première importance pour affronter les temps qui viennent. Nous allons devoir de plus en plus nous inspirer de l’exemple de nos anciens, à toutes les époques de l’Eglise. Comment ces admirables familles chrétiennes des Gaules, de l’Italie, de l’Afrique du Nord des premiers siècles ont elles donc fait pour vivre, survivre, prospérer ? Nous le savons :  la foi du chrétien s’appuie en grande partie sur ce don merveilleux de Dieu qu’est la raison naturelle. Aussi, le chrétien étant un témoin du Vrai Dieu vivant, sa foi suscite et émule sa raison naturelle. Aussi, les familles chrétiennes ont-elles, malgré les épreuves terribles, gravi années après années, siècles après siècles, les marches du pouvoir politique en Europe. Oui, il n’est pas pour rien que la jeune Sainte Perpétue, chrétienne d’Afrique du Nord, morte en martyr à Carthage en 203 ap.J-C, soit l’une des seules femmes de l’antiquité romaine à avoir laissé une œuvre écrite.

William Adolphe Bouguereau, Prière à Sainte Anne d’Auray.

C’est pourquoi aujourd’hui encore, nous chrétiens, nous remarquons entre nous que malgré nos difficultés, nous étudions plus que beaucoup d’autres et nous nous formons d’avantage, parce que précisément, notre foi exige naturellement de nous une bonne connaissance de la doctrine de Jésus-Christ, une excellente obéissance aux enseignements de Son Église. Aussi devenons-nous de plus en plus aptes à fermer la bouche (Tite 1-1110) aux imprudents et à convaincre les sceptiques. Ainsi, il est important que nous prenions au sérieux les édifices que nous voulons bâtir. Et que construire ? Un foyer chrétien, bien sûr, mais beaucoup subissent comme tous, les difficultés de s’établir dans cette société déficiente aussi bien moralement qu’économiquement. Nous disons aux jeunes qui se trouvent actuellement sous l’âge de la majorité de réfléchir dès maintenant, de travailler jeunes et de se former à un métier traditionnel qui leur permettra d’établir une entreprise familiale autonome. A ce titre, nous leur conseillons les domaines les plus divers : l’artisanat d’art ou le génie de bâtiment, l’architecture et le génie civil, la médecine sous toutes ses formes, l’agriculture notamment dans le domaine de la production légumière, laitière ou celle des épices et de la vigne,dans la petite industrie, dans le commerce, international ou de proximité, mais aussi -cela va surprendre- dans la banque et l’assurance indépendantes, car il y a aujourd’hui dans ces domaines, des moyens de créations de banques laïques chrétiennes autonomes dans les failles du mastodonte turbolibéral. Je ne cite pas ces domaines au hasard, car ils font partie de quelques éléments économiques importants. Nous les avertissons très tôt afin qu’ils puissent comprendre rapidement la chance et la responsabilité d’être maître de son foyer, car pour un chrétien de l’antiquité comme pour le chrétien de l’époque post-moderne, tout pouvoir vient de Dieu. Aussi, toute souveraineté commence dès l’établissement du foyer chrétien.

Il y a aujourd’hui beaucoup de tensions en France et pourtant aussi beaucoup d’insouciance et d’indifférence. Mais ceux qui tiennent à ce pays, ceux qui veulent établir quelque chose d’utile et qui s’épuisent dans l’activisme et l’agitation politique, devraient plutôt consacrer leurs énergies à honorer Dieu et à construire un foyer chrétien pour Son Église, en un mot, à rejoindre la Milice du Christ, à militer pour Sa sainte Église, car en effet, le temps se fait court (1 Corinthiens 7-2911). Et nous savons, hélas, que si les prêtres ont eu à affronter depuis deux siècles l’impiété grandissante des français, à cause du mauvais exemple de leurs rois anciens et nouveaux, qu’il est difficile aujourd’hui d’exhorter nos propres parents et cousins à obéir à Dieu et à l’Église ! Vraiment, ils sont heureux, ceux qui à l’heure qu’il est, parviennent à surmonter leur propre orgueil ou leur propre cécité pour reconnaître la Royauté de Jésus-Christ et Son Église immaculée et à jamais pure de toute hérésie.

Le coup de force est-il possible sans Dieu ?

Mais les gens, qu’ils soient communistes ou monarchistes, veulent des solutions immédiates, ils veulent de simples hommes et même sans foi, pourvu qu’ils aient un semblant de gloire pour réaliser leurs espérances terrestres, et c’est pourquoi le globalisme, qui ne propose pas autre chose, n’a pas de peine à détourner ou à neutraliser les succès des populismes modernes qui ne font aucun cas du règne social et de sa réalité actuelle. Ce blocage est grave, car il en résulte en vérité, ce que les plus intelligents comprennent aujourd’hui par leur simple raison naturelle, que la crise réelle est celle de l’autorité, sans laquelle toute souveraineté et donc toute liberté est difficilement réalisable. L’Église, par le pape Léon XIII avait averti en 188812 :

« Nier cette souveraineté de Dieu et refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est abus de la liberté et révolte ; et c’est précisément d’une telle disposition d’âme que se constitue et que naît le vice capital du Libéralisme.[…] S’insurger complètement contre l’empire suprême de Dieu et lui refuser absolument toute obéissance, soit dans la vie publique, soit dans la vie privée et domestique, c’est à la fois, sans nul doute, la plus grande dépravation de la liberté et la pire espèce de Libéralisme. C’est sur elle que doivent tomber sans restriction tous les blâmes que nous avons jusqu’ici formulés.[…] »

Les français, dans leur quotidien, à cause des problèmes d’insécurité, de pouvoir d’achat, de chômage, de logement, se rendent de plus en plus compte de l’importance de cette liberté, et donc de cette souveraineté, mais peu parviennent à se souvenir d’où émanent concrètement ces choses. Le problème d’insécurité dont on parle aujourd’hui est beaucoup plus sûrement un problème d’incertitudes. Les gens ne savent plus vers quoi ils vont. Certains en viennent alors, surtout les jeunes générations qui n’ont pas bénéficié des derniers bienfaits temporels des trente glorieuses, à réfléchir sur cette crise de l’autorité. D’autres retombent, faute de cadre intellectuel ou communautaire, dans les impuissances du suffrage universel, dans la résignation et la râlerie citoyenne, dans l’indifférence et le désespoir. Certains comprennent comme nous qu’il est urgent de reconquérir proprement le territoire par l’installation de familles, d’entreprises et de propriétés, mais beaucoup dans ce schéma oublient complètement Dieu, quand ils ne sont pas des hérétiques absolus, tels disciples de Steiner ou adeptes du wotanisme ou encore ces escrocs tentant de vendre des communautés pour blancs décadents et angoissés.

Certains, épisodiquement, en viennent à rêver du coup d’état pur et simple, si possible conduit par un grand leader ou un prince de sang en personne. C’est un projet que nous avons longuement étudié par le passé et nous avons conclu qu’au vu du grand nombre d’occasions qu’ont pu présenter les crises politiques des trois dernières républiques depuis les années 1880, les français n’ont jamais été capables de prendre une quelconque initiative cohérente d’ensemble, précisément en raison de leur division et au fond, de l’illégitimité de leur démarche, non pas dans le fait, mais dans la nature de l’intention. Il faut dire en effet que, malheureusement, une partie non négligeable du peuple français, entre 1789 et 1968 (clotûre du concile Vatican II) a adhéré et collaboré plus ou moins activement au règne antisocial de la révolution. Ceci explique en partie l’impossibilité constatée d’un coup de force inssurectionnel, militaire ou même électoral en France, ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays comme la Hongrie, où le peuple a su réagir même à la révolution militariste soviétique, parce que le peuple hongrois au cours des deux derniers siècles, n’avait pas spécialement adhéré fondamentalement aux principes de la révolution. Mettons donc à part les martyrs de la Vendée et de tous ceux qui ont été tués pour le Christ par les régimes post-révolutionnaires, car si aucun d’entre eux n’a pu renverser la révolution, beaucoup ont réellement vaincu par la puissance de leur sacrifice personnel. Au final, seule l’ambition personnelle d’un Degaulle a été capable d’opérer un coup d’état dans la France du XXe siècle, et le fin conciliarisme politique du général n’a même pas pu convenir longtemps au pouvoir profond des technocrates et des synarques qui préparaient déjà la « nouvelle société » intégrée et progressiste. Pourtant, nous avons tout de même conclu que oui, le coup d’état était techniquement possible au XXIe siècle. N’avons-nous pas vu, des vingt dernières années, la puissance américaine opérer par le sang et la destruction, le renversement de nations bien établies et bien armées, le plus souvent avec les acclamations des partis communistes, socialistes et libéraux du « monde libre » ? N’avons nous pas vu la république française, quoique de plus en plus vassalisée, participer à ces opérations, ou bien diplomatiquement, ou bien militairement ?

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a activité fait contribuer l’armée française à la destruction criminelle et illégale de la Libye, rendant possible l’installation d’un régime islamo-mafieux qui depuis, organise ou permet le trafic massif de migrants vers l’Europe.

N’avons nous pas vu ces magnats mondialistes tels Georges Soros, financer des ligues de jeunesses, des manifestations, des campagnes internationales et des organisations humanitaires dans le seul but de renverser des états ou des gouvernements ? Ainsi, nous voyons que les conditions d’une réussite d’un coup d’état tient à peu de choses et n’a pas tant évolué au cours des siècles: l’ambition des hommes, un budget conséquent, éventuellement le concours de forces armées, probablement une entente diplomatique préalable et discrète avec des grandes puissances alliées et chose primordiale à notre époque, une excellente communication. C’est ce qui explique en partie le succès de Donald Trump, même si celui-ci n’est pas certes aucunement comparable aux derniers hommes politiques ayant pris le pouvoir par la force militaire dans la seconde moitié du XXe siècle. Du moins, cet homme a-t-il forcé la porte de la présidence américaine en raison de sa fortune personnelle, de son ambition et de la force de communication et des alliances diplomatiques qu’il possédait préalablement. La trajectoire d’un Vladimir Poutine s’explique encore autrement, car Vladimir Poutine est issu à la fois d’une époque et d’une formation que peu de gouvernants de ce monde actuel ont encore connu, mais c’est en recyclant habilement ces instruments d’état issus de l’ancien soviétisme national des années 1970-80 que Vladimir Poutine a su bâtir une sorte de tsarisme présidentiel qui a fait ses preuves jusqu’à ce jour.

De telles configurations semblent aujourd’hui impossibles en France, où on imagine nul homme de telle envergure, de telle ambition, disposant indépendamment d’une puissance financière, politique, médiatique ou d’instruments armés suffisants. On trouve encore moins le moindre homme ayant depuis plusieurs années construit une dynamique dans le public ou dans quelque réseau d’importance, on a aperçu aucune personnalité de la moindre ambition. Pourtant, même si un prince de sang, chrétien, humble de cœur, mais ambitieux d’âme, disposant d’une fortune et d’un charisme naturel, en plus que d’une puissante volonté pour la France, décidait d’employer ces dispositions pour neutraliser l’emprise médiatique et politique, tout en prenant le contrôle du gouvernement, réconciliant autour de lui une France divisée, il se poserait deux problèmes pour un tel homme, qu’il soit prince ou ministre :

– D’une part, que le prochain gouvernant de la France soit un président de la république ou qu’il soit un prince, la question se posera pour nous, catholiques, de ses relations avec les autorités illégitimes qui occupent Rome devenue Babylone la grande. En effet, les leaders patriotiques ou nationalistes actuels, de mêmes que les princes, pour peu qu’ils soient au moins chrétiens de prétention, reconnaissent tous à notre connaissance les antipapes de la secte Vatican II comme étant de vrais papes de l’Église catholique. Si demain, un gouvernant idéal de la France devait se lever et gouverner effectivement, mettons qu’il soit un catholique fidèle à l’orthodoxie, il devrait en effet avoir à tenir des relations diplomatiques avec la Rome actuelle, mais il ne se tiendrait certainement pas en communion avec eux, ni ne leur montrerait aucune révérence indue. Mais ce gouvernant devrait également se tenir aux enseignements de l’Église en tant que chrétien, et donc protéger les derniers catholiques et le clergé traditionnel orthodoxe, tout en prenant garde à ne pas favoriser la secte hérétique dans la mesure où celle-ci propage aussi bien le mal ostensible que le bien d’apparence. Ce serait une situation périlleuse, mais encore inconnue, car en effet, si depuis soixante ans il existe un certain nombre de prêtres, d’évêques, de frères et de sœurs en religion, ainsi que de laïcs demeurés fidèles à la seule Église catholique, il n’existe à notre connaissance aucun gouvernant catholique, ne serait-ce que de petite envergure, qui ait fait connaître une position correcte sur la situation de l’Église depuis 1958. De fait, le paysage politique est tel aujourd’hui en Europe, qu’il n’existe presque plus d’hommes politiques catholiques de quelque importance.

– D’un autre côté, même si un tel homme devait parvenir au pouvoir en France, qu’il soit un chrétien trompé par la secte novus ordo ou bien un chrétien zélé et semper idem, comme nous l’avons dit, nous ne voyons nullement apparaître une telle personnalité, même dans les franges de la « dissidence », de la « nouvelle opinion publique », du « camp national » ou du « camp patriote ». Car en effet, seule une fortune indépendante pourrait venir à bout en l’espace de peu de temps de la machine de guerre anthropologique qui neutralise toutes les âmes de nos sociétés occidentales et encore, il faudrait qu’un tel homme consente à y engloutir toute une fortune de deux ou trois centaines de millions d’euros dans un espace de trois à quatre ans sans espoir de jamais retrouver cette fortune, avec pour toute ambition de restaurer un pays qui, comme nous l’avons dit, n’est pas seulement neutralisé par ses populations, mais aussi par le fait qu’il a été placé, un peu à l’instar de la contre-Eglise, au cœur de la géopolitique globaliste révolutionnaire. De ce fait, la France n’est pas la Hongrie et pour des raisons historiques récentes, a été ficelée de telle sorte qu’il sera difficile à tout dirigeant « souverainiste », de fonder un nouveau régime à même de garantir une prospérité sociale durable aux français sans être constamment parasité, ou bien par la machine médiatique, ou bien par l’impérialisme financier de la technocratie européenne ou bien des places financières hostiles aux intérêts français ou bien plus simplement de la structure physique de l’état et des élites qui tiennent fermement le pays.

En définitive, la république qui se proposait d’unir la France, l’a profondément divisée en une petite dizaine de décennies à peine. Aussi, il est très injuste d’accuser Marine Le Pen ou son parti de « cliver la société », de «diviser les français ». Les français n’ont eu besoin de personne pour se diviser, pour acclamer les massacres de l’Empire, pour porter leurs bourreaux au pouvoir, pour saluer l’expulsion de Dieu de écoles, pour acclamer la guerre, pour la regretter, pour oublier le bienfait de la veille et le mal du lendemain, pour s’oublier tout simplement dans l’hybris des siècles. L’orgueil des peuples est grand, et les gens demeurent convaincus que l’addition de leurs raisonnements individuels conduira à une vérité absolue. Mais lorsque Pilate offra à la foule de choisir entre la mort de l’innocent Jésus et la vie du criminel Barabas, la foule réclama la mort de l’innocent, (Matthieu 27-17) contre toute raison, parce que cette foule avait rejeté Dieu, ses prophètes, ses pères (Matthieu 27-25). Que les français se souviennent donc et apprennent les paroles du prophète Jérémie (12 – 16;17) :

Et s’ils apprennent les voies de mon peuple, S’ils jurent par mon nom, en disant: L’Eternel est vivant! Comme ils ont enseigné à mon peuple à jurer par Baal, Alors ils jouiront du bonheur au milieu de mon peuple. Mais s’ils n’écoutent rien, Je détruirai une telle nation, Je la détruirai, je la ferai périr, dit l’Eternel.

Le contrôle de la planète par le globalisme s’accroît à mesure que se développent les sophistications offertes par le faux progrès technique, si bien que les conflits dans des zones hier encore inaccessibles, ou d’autres encore paisibles, sont aujourd’hui les scènes de conflits de 3e types, confrontant des factions rebelles et des armadas post-modernes surpuissantes, des commandos secrets, des troupes privées, disposant toutes à des degrés plus ou moins élevés, de la sophistication galopantes de l’équipement numérique et cybernétique contemporain. Aujourd’hui, le moindre gang de dealers de quartier dispose d’équipes de vente organisées comme des équipiers de chaînes de restauration rapide, sont équipés de drones avec lesquelles ils surveillent les équipes de polices qui elles-mêmes, surveillent ces équipes et les interpellent au compte-goutte, remplacées par d’autres, pourvues des mêmes équipements. De même, le moindre enfant aujourd’hui dispose de ces mêmes outils techniques pour son divertissement.

Le tiers-monde n’existe plus tel que l’on le décrivait à la fin du XXe siècle. Le tiers-monde se déplace aujourd’hui au gré des crises du turbocapitalisme, dans les campagnes de France et d’Italie, comme hier dans les pays d’Afrique australe. Raison pour laquelle aussi, la crise migratoire prend des allures de plus en plus artificielles, révélant à la société inconsciente les conséquences de ses votes, l’islamisme, la corruption, la Libye détruite et ravagée, où le trafic d’esclaves et la chasse aux Noirs ont réapparu, là où les missions catholiques d’Afrique du Nord avaient tant fait pour interdire ce trafic.

Apostasie, déclin, dévirilisation et perte de la féminité

Les français se rendent peu compte de la situation du monde, encore moins de l’Église et du degré de confusion qui aveugle les foules. Aujourd’hui, les gens vivent et espèrent pour des choses pour lesquelles ils perdent leur vie, sans jamais souvent parvenir à se rassasier de quoi que ce soit. Beaucoup toutefois, comprennent peu à peu, au moins par résignation, que l’emprise puissante des oligarchies modernes sur les structures des états et des sociétés était telle que les solutions offertes par ces mêmes structures devaient être vaines. Mais en réalité, nous en revenons à notre analyse spirituelle et anthropologique de la crise. Les gens sont si aveuglés de nos jours, qu’ils ne semblent plus percevoir ces corrélations évidentes. Il est exact que les régimes révolutionnaires français ont mené dans le monde une contre-évangélisation efficace et aussi fulgurante que l’hérésie mahométane à une autre époque. Mais voyez comment en quelques décennies, cet hybris fut la cause de toutes les déchéances ? Il est frappant que l’instrument de puissance qu’avait prétendu bâtir la nation-république ait conduit en réalité au déclin de la morale, de l’anthropologie, de la justice sociale. Trop de gens ne comprennent toujours par que l’inversion est le prix à payer pour les révolutions. Et ce qui est le plus frappant chez ces peuples occidentaux est assurément la perte de leur virilité, qu’on qualifie parfois non sans raison de féminisation de la société. Or, si la révolution politique et philosophique avait déjà inverti beaucoup d’hommes dans leur coeur, la révolution spirituelle de Vatican II fut décisive dans cet ordre des choses. Car en effet, jamais les hommes d’Occident ne furent davantage émasculés que depuis qu’ils renoncèrent à la virilité qu’apporte la foi ferme et fidèle en Dieu. En effet, qu’il fut esclave, réprouvé ou grand prince, le chrétien fidèle à la pure orthodoxie de l’Église est un élu, un membre du Corps Mystique du Christ. Et cette foi rend tel homme meilleur qu’un autre, non pas dans sa nature pécheresse, mais dans l’entretien de sa foi.

La révolution apportée par la secte Vatican II a répandu beaucoup de confusion parmi les hommes d’Occident, qui ont commencé dans les années 1960-70, à ne plus avoir aucune crainte de mépriser et de rejeter la religion comme simple accessoire culture ou mémoriel, et pire encore, à la tenir comme une cause sérieuse de la dévirilisation de l’Occident, à cause des fausses valeurs de paix et d’amour enseignées par la secte. Il est intéressant de voir que beaucoup aussi se réfugient dans toutes sortes de réactionnismes et de militantismes, où l’orgueil et l’intérêt médiocre dominent les passions. Quelle différence fondamentale en effet, entre les partisans du Front de Gauche qui veulent défendre « l’humain » et les « trolls » de la réacosphère cyber-racialiste ?

Non, il n’y a plus de virilité, car seul le christianisme apprend aux hommes à être de vrais hommes. Nous le voyons dans ce qu’est devenu le foyer français, où les gens vivent n’importe comment, y compris beaucoup de ceux qui se disent encore chrétiens et qui ne le sont pas. Nous voyons que les jeunes femmes ne sont plus capables de se soumettre à leurs maris (quand ils sont mariés devant Dieu du moins) et que les maris ne sont plus capables de se soumettre à Dieu et par conséquent, ne méritent en rien la paix dans leur foyer. Nous voyons que l’immoralité atteint des proportions inimaginables dans la société qui est à ce point corrompue que, comme nous l’avons dit, elle ne voit plus ses référents moraux ou ses limites que dans de très vieilles mémoires ou dans la peur, non pas de la loi de Dieu, mais de dangers matériels exogènes. Nous voyons que cette immoralité permet à la dissolution de toute raison et le triomphe partout de l’hypocrisie. L’enfance est attaquée partout, et par les parents eux-mêmes qui sont influencés par toutes les erreurs possiblement disponibles sur le circuit infini du consumérisme moderne. Aujourd’hui, ce sont les partis libéraux qui ont aboli la peine de mort pour les coupables adultes, qui l’ont permise pour les innocents encore dans le ventre de leurs mères. Aujourd’hui, c’est une société libérale qui prétend s’élever contre les inégalités faites aux femmes, et c’est la même société qui détruit la famille, la pudeur, la morale et permet le « mariage » entre homosexuels. Aujourd’hui, c’est une société libérale qui prétend protéger les droits de l’enfance, mais qui de fait, autorise partout, à l’heure où nous parlons, le règne de la pédophilie : oui, les gens d’aujourd’hui sont à ce point aveugles et orgueilleux qu’ils ne voient même plus que leur immoralité touche désormais des enfants dès l’âge de quatre ou cinq ans. C’est la même société qui ne sait plus contre quoi s’élever, qui ne sait plus à qui demander des comptes, qui ne sait plus ce qu’elle veut, c’est cette société qui peste, les uns contre le danger de l’islam, les autres contre le péril scolaire, d’autres encore contre la destruction de la famille, d’autres encore pour le revenu universel. C’est une société a qui on a appris exiger ce à quoi elle n’avait pas droit et à ne rien dire ou rien faire là où elle devrait vigoureusement se dresser, si seulement cette fable du suffrage universel avait quelque fondement quant à l’élection du dirigeant du pays.

Petit « miracle » postmoderne, le cas de Corey et Eric Maison, une mère et un fils ayant tous deux décidé de se « transgenrer » dans le sexe opposé, a été largement relayé par les médias du monde entier. Ainsi, ceux qui amalgament la civilisation occidentale supérieure en technique avec ce qu’ils qualifient de « civilisation blanche », devraient réfléchir aux impasses où mènent de telles considérations, car la supériorité d’une telle civilisation rentre en contradiction avec les excès philosophiques et techniques du progressisme.

Vraiment, nous disons aux jeunes français ce conseil de la façon la plus solennelle possible : examinez-vous, observez le monde autour de vous, considérez votre misère si elle ne vous a pas encore frappé, et si vous avez le sentiment de perdre votre temps ou que ce pays part à la dérive, convertissez-vous, faites vous baptiser dans l’eau et l’esprit saint, puis montez sur la barque du Seigneur, rejoignez Sa sainte Église, et pour cela, évitez à tout prix la secte Vatican II ou tout soi-disant prêtre qui y appartient, ne vous rendez pas dans votre « paroisse » locale ou celle de vos grand-parents. Si vous cherchez, vous trouverez un vrai prêtre catholique, validement ordonné et fidèle à la Tradition. Confessez-vous, cherchez-vous une belle jeune femme et fondez ensemble un foyer dont vous offrirez la royauté à Notre Seigneur Jésus-Christ. Vous, nos sœurs de France, faites tout cela, convertissez-vous, examinez-vous, considérez-vous et rappelez-vous de l’enseignement de l’apôtre Paul, rappelez-vous de la puissance immense de votre dignité de femmes, rappelez-vous qu’il n’y personne de mieux placé que vous pour attirer la grâce et l’honneur sur votre foyer, sur votre époux, sur vos enfants et avant tout sur vous mêmes. Jeunes hommes et jeunes femmes, nous vous exhortons à prendre exemple sur nos ancêtres de la sainte Église chrétienne à travers les siècles, dans la vertu comme dans la pudeur.

Oui, aux jeunes français qui veulent à nouveau marcher fièrement, je vous dis que vous ne retrouverez votre fierté d’hommes et de femmes qu’en rentrant dans le sein de la très Sainte Église et en inspirant votre vie avec ses plus précieux enseignements. Oui, vous qui déprimez à cause de l’immigration, vous qui avez sans cesse peur pour une identité que vous êtes bien en peine à correctement déterminer, vous qui avez le sentiment d’être diminué dans votre propre pays par la société qui vous entoure. Il n’y a pour vous qu’une seule voie : soumettez-vous à Dieu, devant la Sainte Croix, venez faire crever votre orgueil et venez laisser les troubles du coeur et de l’esprit qui vous oppriment et vous font perdre beaucoup de temps dans de vaines inquiétudes. Retrouvez ici un chemin droit qui ne vous détournera pas à cause des intrigues du monde et de la société. Car en effet, il y a une société, il y a un monde, et sans aucun doute, nous y sommes pour le moment, car nous sommes laïcs. Mais il y a ceux qui veulent changer la société, par l’élection, par le coup d’état, par la tactique. Nous posons la question : notre société chrétienne qu’est l’Église, a-t-elle cessé d’exister ? Bien sur que non. Mais il est vrai, que ferons nous si le reste de la société temporelle française tend à disparaître ? Faut-il donc créer ou recréer un modèle de société ? Eh bien, nous disons ici à nos amis chrétiens de France qu’il y a, pour ceux qui le veulent, le moyen de combattre efficacement l’anti-société postmoderne actuelle, par la société chrétienne, aussi réduite qu’elle puisse être aujourd’hui.

Maintenir la cité chrétienne par la conquête sociale des foyers

Il y a en effet un moyen pour nous chrétiens, de militer sainement pour la société. En militant pour l’Église, quelque soient les temps à venir, nous militons en effet pour le bien de la société. Aussi, la société telle qu’elle est, nous l’avons vu, peut difficilement se réformer par elle-même sans se repentir devant Dieu et se soumettre à Lui et à Son Église. C’est à dire que sans revenir aux principes de l’Évangile, la république et la France elle-même, sont condamnées à disparaître d’une façon ou d’une autre. Les alsaciens ont vu dernièrement avec stupeur que leur militantisme risible et puéril n’avait été d’aucun autre effet que de les ridiculiser eux-mêmes tandis que leurs propres élites locales bradaient leur pays au sein de l’eurorégion « Grand Est ». Nous exhortons nos voisins et amis rhénans, alsaciens et lorrains, comme comtois et belfortains, à revenir à la foi qui correspondait aux temps de leur puissance politique. Les alsaciens ont massivement apostasié, d’une part à cause du protestantisme, de l’autre à cause du faux œcuménisme de la secte Vatican II, lequel a presque tout envahi dans notre contrée. Que tous comprennent donc qu’il n’y aura aucun salut social hors de la doctrine de l’Église et des Saintes Écritures.

En effet, il est tout à fait possible donc, et très souhaitable même de militer pour l’Église avant tout, et ceci tout en militant pour le bien de la société. Il n’est pas utile pour cela de participer aux institutions républicaines et de perdre son temps et son énergie. Il est aussi possible de reconquérir un pays, du moins en partie, en reprenant précisément en partie le pouvoir dans certaines régions. C’est à notre avis, la plus saine et la plus logique solution pour les chrétiens de France. Mais rien de débutera efficacement tant que beaucoup ne reviendront pas à l’orthodoxie de l’Église catholique. Mais si cela était le cas, du moins pour ceux des laïcs qui veulent encore espérer dans quelque solution temporelle pour les temps à venir, c’est par quelques principes simples que cela peut être fait : Dieu, famille, entreprise, propriété.

Dieu : Parce que nous devons faire comprendre à ceux qui nous entourent que tout est venu du Père et que Lui retournera.

Famille : Parce que la source de la société se trouve dans le foyer chrétien. Ainsi, il n’y pas de possibilité de maintenir une société chrétienne, si petite soit-elle, dans foyers solides.

Entreprise : Il faut à cette société chrétienne, des foyers solides, non seulement dans la foi, mais aussi dans le travail. Il faut entendre le mot d’entreprendre dans son sens le plus classique : Ouvrier ou artisan, libéral ou entrepreneur, ce à quoi doivent viser de plus en plus les chrétiens est l’autonomie maximale du point de vue de leurs ressources en vue d’optimiser les moyens d’atteindre les buts de leur foi.

Propriété : Et cette autonomie est importante, à l’heure actuelle. La propriété d’un terrain, d’une maison ou ne serait-ce que d’une camionnette est une chose importante pour le foyer chrétien, pour que l’homme et la femme puissent travailler et élever leurs enfants, sinon du moins leurs âmes.

Il ne faut jamais oublier que nos propres ancêtres ont conquis ce pays par ces principes apparemment insignifiants pour les soi-disant réalistes politiques actuels,. Les francs l’ont fait par les armes, mais c’est armés seulement des deux épées (Luc 22-3813) que nos pères des Églises des Gaules ont fait triompher le règne social du Christ par l’ancienne monarchie convertie et crée pour ce seul but. L’œuvre sociale fut telle en effet, que la révolution n’eut qu’à se jeter sur ce fructueux butin dès lors que les rois avaient méprisé la religion. Ainsi, pour ceux qui veulent travailler sérieusement, cette méthode est la bonne. Investissez des villages, achetez des maisons et des champs, installez-vous dans les villes, ouvrez-y des commerces, trouvez-vous quelque personne de votre famille qui accepte de vous prêter sans usure, car il est exact que ce qui frappe dramatiquement notre génération est le fait qu’elle se trouve généralement sans le soutien des anciennes épargnes françaises qui n’en finissent pas de fondre au soleil de la modernité. Faites des familles de chrétiens zélés, de braves jeunes hommes honnêtes, de belles jeunes filles pudiques, fondez des foyers solides à l’image de la sainte Église catholique.

Nous disons tout ceci pour la seule raison que beaucoup espèrent encore trouver des solutions temporelles. Nous affirmons que procéder de la sorte est actuellement la seule manière durable et efficace, en tant que chrétiens et que français. C’est la voie la plus vertueuse et la plus profitable au plus grand nombre, pour lequel nous pouvons porter de cette façon, par l’exemple et la patience, la rare influence dont nous disposons, et c’est encore la meilleure et la plus simple !

Ce que nous avons à faire

Il y a aujourd’hui en France, un grand manque, qui est l’absence dans trop de foyers, de la Royauté de Notre Seigneur Jésus Christ. Et ce n’est pas faute pour l’Église et ses princes, que d’avoir sans cesse conduit cette divine propagande pendant les deux siècles précédents, et tout ceci a été laminé par l’abominable secte Vatican 2, par laquelle des millions à ce jour sont encore trompés. Nous sommes loin, et tout ceci est oublié de la plupart. Et aujourd’hui, il y a aussi un grand manque de formation solide de la pure orthodoxie non seulement aux enfants, mais plus encore peut être aux adultes. Car, si beaucoup de sources évangéliques et magistérielles nous démontrent que nous sommes clairement dans les derniers siècles, Notre Seigneur nous a averti que Dieu seul sait quand sera le jour et quand sera l’heure. Aussi, en attendant, ne devons-nous pas continuer à veiller, à vivre sur cette terre, à y travailler et à espérer en Lui ? Le désespoir ne nous étant pas permis, nous devons continuer de nous organiser ici-bas, mais aussi veiller à ne pas inverser le sens de cette espérance, comme l’ont fait tant de grands esprits au siècle dernier. Notre espérance doit d’abord se trouver en Dieu, et ensuite, par la grâce du Saint Esprit et par le refuge sûr que nous offre la sainte Église, nous aurons toute la confiance nécessaire pour affronter les épreuves de ce monde, comme nos ancêtres avant nous. Et déjà, nous devons nous retrancher de plus en plus dans les montagnes et les forets (Matthieu 24 – 15;16)14, mais cela ne signifie pas que nous avons quitté le monde, nous qui ne sommes que des laïcs. Aussi, nous avons toujours à bâtir des foyers, des familles, des entreprises, des carrières, des maisons. Que feront les derniers prêtres sans les derniers fidèles ?

Nous ne savons de quoi sera fait ce 21e siècle à vrai dire, mais en vérité, il n’y a pas de meilleur programme pour les catholiques que de suivre celui-ci : Dieu, famille, entreprise, propriété. Si la France veut aller dans l’apostasie, que pouvez-vous faire pour retenir les français ? Sont-ils encore nos frères, s’ils nient Notre Père ? Nous pouvons encore faire beaucoup pour eux, mais comme nous l’a montré Notre Seigneur Jésus Christ, les gens de ce monde veulent sans cesse être convaincus par des choses qu’ils peuvent voir, sentir, toucher, dont ils peuvent profiter immédiatement. Alors, que pouvons nous faire de mieux que d’apporter ce secours à notre sainte Église et à nos derniers prêtres, qu’en nous tenant à nos places et en fournissant, par l’exemple de nos familles, de nos communautés, de nos entreprises, le témoignage de notre foi, de notre présence et surtout de la Bonne Nouvelle ? Vraiment, mettons nous à l’ouvrage dès maintenant, et cessons de nous inquiéter sans cesse pour les querelles du monde, pour les fausses prophéties, pour les princes mystérieux. Nous ne pouvons rien contre les flots, seul le Seigneur peut calmer la mer en furie. Et Il ne le fera que par notre prière, notre foi et notre soumission à Sa divine révélation, à Son Divin Fils, au Saint Esprit. Restons fidèles à tout cet enseignement pour ne pas nous laisser influencer sans cesse par les fausses doctrines du monde, restons fidèles pour ne pas perdre de temps. En effet, l’apôtre Paul nous avertit : « Le temps est court ». Et nous ne pouvons pas savoir quand le maître de la maison reviendra pour inspecter les ouvriers. Qu’il nous trouve dans la France de Marine Le Pen ou d’Emmanuel Macron ou du nouveau roi de France lui-même ne changera rien, si nous n’avons pas veillé fidèlement jusqu’au bout et été fidèles à l’Église, vraie porte d’entrée vers notre vraie Patrie, qui est le Verus Israel. Aussi, tant que nous nous tenons dans l’Église, ne sommes nous pas assurés d’être protégés par la meilleure et la plus infranchissable des murailles ? Et cependant, toute personne désirant y entrer sincèrement peut le faire sans que personne ne s’y oppose.

Alors, mes frères et sœurs dans la foi, vous qui êtes laïcs comme nous autres, de simples chrétiens sur le radeau, attachons nous plus que jamais à l’orthodoxie, à la pure tradition de l’Église catholique. Faisons de belles familles chrétiennes et s’il le faut, allons au martyr. Mais ne perdons pas de vue Celui qui doit venir.

Sr. de Hazel.

1 Matthieu 13;1-9 : Ce même jour, Jésus sortit de la maison, et s’assit au bord de la mer. Une grande foule s’étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et il s’assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et il dit: Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: les oiseaux vinrent, et la mangèrent. Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre: elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas un sol profond; mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines. Une autre partie tomba parmi les épines: les épines montèrent, et l’étouffèrent. Une autre partie tomba dans la bonne terre: elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

2 Matthieu 13;24-30 : Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla. Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie? Il leur répondit: C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l’arracher? Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

3 Cité dans Vie et Institut de saint Alphonse-Marie de Liguori, Tome III, p. 176 lui même cité dans Voix prophétiques ; ou, Signes, apparitions et prédictions modernes touchant les grands événements de la Chrétienté au XIXe siècle et vers l’approche de la fin des temps – par l’Abbé J.-M. Curicque – tome I – 1872

4 St. Alphonse de Liguori, Dignités et devoirs du prêtre (London: Benzinger Bros., 1889), p. 212.

5 « Si le pays autrefois le plus catholique du monde et qui doit tout au christianisme, en est arrivé à nier et à combattre avec acharnement les droits les plus sacrés de Notre Seigneur Jésus-Christ, si la fille aînée de l’Église est devenue la proie des Juifs et des franc-maçons, la cause en est à l’abandon que nous avons fait de l’Évangile » , lire sur Argentinat : https://strasbourgargentine.wordpress.com/2017/05/02/decadence-et-apostasie-la-france-apostate-doit-revenir-a-levangile-ou-disparaitre-par-mgr-flavien-hugonin/

6 Luc 17-21 : On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

7 Jean 18- 36 : Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

8 Apocalypse 21:23 : La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau.

9 Jude 1-22;23 : Reprenez les uns, ceux qui contestent; sauvez-en d’autres en les arrachant du feu; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à leurs vêtements souillés par la chair.

10 Tite 1-10;11 : Il y a, en effet, surtout parmi les circoncis, beaucoup de gens rebelles, de vains discoureurs et de séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu’on ne doit pas enseigner.

11 1 Corinthiens 7-29 : Mais voici ce que je dis, frères: le temps s’est fait court

12 Léon XIII, encyclique Libertas praestantissimum (1888)

13 Luc 22-38 : Ils dirent: Seigneur, voici deux épées. Et il leur dit: Cela suffit.

14 Matthieu 24 – 15;16 : C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention! – alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes

Publicités