À un certain moment dans l’histoire de l’Église, seulement quelques années avant la prêche de Grégoire [Saint Grégoire de Naziance] (380 A.D.), le nombre d’évêques catholiques en possession de sièges, par opposition aux évêques ariens en possession de sièges, n’était peut-être pas plus élevé que quelque chose entre 1% et 3% du total. Que la doctrine eût été déterminée par la popularité, nous serions tous aujourd’hui des négateurs du Christ et des opposants de l’Esprit-Saint. »

« À l’époque de l’Empereur Valens (4e siècle), Basile était pratiquement le seul évêque orthodoxe de tout l’Orient qui réussit à conserver la charge de son siège… Si l’homme moderne n’y voit pas d’importance, une connaissance de l’histoire de l’arianisme devrait du moins démontrer que l’Église catholique ne tient aucun compte de la popularité et du nombre dans l’élaboration et le maintien de la doctrine : ou alors il y a longtemps que nous aurions dû abandonner Basile et Hilaire et Athanase et Libère et Ossius, et tirer notre nom d’après Arius. »

Extraits de Père William Jurgens, La foi des pères de l’Église, en anglais The Faith of the Early Fathers, The Liturgical Press, Collegeville, MN, volume 2, pp. 3;33 et 39.

Commentaire : En effet, Saint Grégoire de Naziance a enseigné dans son traité Contre les ariens vers 380 [ibid.] :

« Où sont-ils ceux qui nous insultent pour notre pauvreté et sont fiers de leurs richesses? Ceux qui définissent l’Église par le nombre et le mépris du petit troupeau ? »

Ainsi, ceux qui aujourd’hui, fidèles à l’orthodoxie de la foi catholique, se tiennent dans un nombre extrêmement réduit en raison de l’avènement de l’anti-église et de l’apostasie des derniers jours, sont justifiés par leur adhésion à cette orthodoxie, quand bien même ils seraient dans le juste, à 1000 chrétiens contre 6 milliards d’humains.

Dionysiou, codex 61 (xie-xiie siècle), fol. 142 r°. Saint Grégoire et ses frères en Christ, Quinzième homélie de Grégoire de Nazianze, sur l’amour des pauvres

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