Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen. Aujourd’hui, j’aimerais amplifier et expliciter le sermon que j’ai donné la semaine dernière, sur deux sujets en particulier. La première est la question de la sujétion de la femme à son époux dans le couple chrétien. La doctrine, selon laquelle les femmes doivent être soumises à leur époux, est très impopulaire de nos jours en raison de l’infection générale de la « libération féministe » […] qui est essentiellement une infection venue des enfers, contraire aux enseignements de l’Eglise catholique et des Saintes Ecritures. Toutefois, l’obligation pour une épouse d’être sujette à son époux ne la contraint en aucune façon à lui obéir sur des matières allant contre la foi et la morale, cela est évident. Il n’y a aucune autorité sur terre qui puisse nous forcer à aller contre la Foi et la Morale, parce que nous devons obéir à Dieu d’abord et ne pas obéir à des commandements qui ne sont pas de Dieu. En second lieu, l’épouse chrétienne n’a aucune obligation d’obéir à des ordres de son mari qui vont, soit au-delà des pures limites de l’autorité dudit mari, soit qui sont de façon manifeste, des ordres déraisonnables ou irraisonnables.

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Un exemple du premier cas dans lequel l’ordre excéderait les limites de l’autorité attribuée au mari serait celui d’un époux qui obligerait l’épouse de contribuer au revenu général du foyer en donnant par exemple, l’argent qu’elle gagne pour elle en étant couturière. L’épouse n’a aucune obligation de donner l’argent qu’elle gagne par ses travaux personnels aux revenus généraux du foyer ! Elle le peut si elle le veut, mais elle n’en a aucune obligation. Ainsi, un époux n’a aucun pouvoir ni droit d’exiger cela d’elle par un ordre ou une contrainte, cela excéderait son autorité. Il pourrait toutefois ordonner légitimement à son épouse de ne pas travailler de son côté, il le pourrait. Un exemple maintenant, pour illustrer le second cas, dans lequel l’ordre du mari est manifestement contraire à la raison. Un époux ne peut en aucune façon ordonner à son épouse de porter un sac en papier sur la tête. Ce serait manifestement contre sa dignité d’épouse et de mère et c’est manifestement contre toute raison. Une attention particulière doit aussi être portée à ces situations dans lesquelles un mari a abandonné ou techniquement abandonné le gouvernement du foyer dans lequel c’est la mère qui en devient alors la tête active et gouvernante.

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C’est le cas par exemple, des époux alcooliques ou des époux étant tombés dans quelque folie et ne sont pas ou plus capables de s’en apercevoir. Ou plus simplement, de ces époux qui n’ont aucune considération pour les devoirs qu’ils ont en tant que maris. Bien souvent, ce sont même des hommes qui s’en vont travailler chaque matin gagner de l’argent, le rapportent au foyer, le donnent à leurs épouses qui organisent le foyer avec, mais ils sont des hommes qui n’ont aucun intérêt ou considération pour le gouvernement de leur foyer, pour l’éducation de leurs enfants, pour les décisions spirituelles pour l’instruction des enfants, tout comme les décisions temporelles ou matérielles qui impliquent le foyer lui-même. Et ces hommes se vautrent souvent dans une perpétuelle idolâtrie de la télévision, habituellement des retransmissions de matches de football, ils s’y postent et boivent de la bière et n’ont tout simplement aucune attention pour le gouvernement de leur foyer. Dans ce cas-là, l’épouse et mère doit devenir le chef actif du foyer et doit prendre elle-même les décisions que, ordinairement [si son mari était digne de ce nom] elle n’aurait pas à prendre [tout seule du moins]. Tout ceci sont donc d’antiques explications de principes généraux selon lesquels l’épouse doit être le sujet de l’époux. Partant de là, pourquoi ne diraient-elles pas à leurs maris « Bien, en fait, tu es devenu fou, mais tu ne t’en rends pas compte ». J’ai pu entendre un certain nombre d’épouses affirmer cela. J’en ai parlé à deux époux après la messe de dimanche dernier et ils me répondirent « Mais ma femme me répète ça depuis des années ». (Rires dans l’assemblée) Bien sûr, il peut y avoir des cas où le mari a perdu l’esprit et ne peut gouverner, ou donne des ordres irraisonnables et dès lors, c’est à l’épouse de devenir le chef du foyer. Ce qui est lamentable en revanche, est la croyance contemporaine selon laquelle époux et épouse sont égaux. Ils ne le sont pas. La seule mesure dans laquelle l’homme et la femme sont égaux est la mesure dans laquelle ils sont tous deux des humains, ils ont la même nature humaine, mais ils ne sont pas égaux dans les rôles qui leur ont été assignés [dans le mariage] par Dieu, créateur de toutes choses.

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Le second éclaircissement que j’aimerais fournir concerne la question des écoles, lycées et universités. Les règles concernant ces matières sont des règles générales concernant les occasions de pécher. La première règle concernant l’occasion de péché est celle-ci : qu’il est un péché mortel de vous placer vous-même ou pire encore, votre enfant, volontairement dans une situation à proximité immédiate du péché mortel. Par exemple, si vous emmeniez vos enfants et votre famille regarder un film immoral, même si vous ne consentez pas à ce que vous voyez, vous commettez un péché mortel en vous plaçant volontairement dans une situation de proximité pouvant vous conduire directement au péché mortel. Une occasion de péché mortel est considérée comme étant de proximité si, il est manifestement probable qu’untel tombe dans ce péché en fréquentant ladite occasion. D’un autre côté, une occasion de péché mortel est écartée s’il est manifestement probable que nous ne consentirons pas ou ne tomberons pas dans ce péché mortel en fréquentant cette occasion. Et, principe très important, ce qui est de l’ordre la proximité immédiate pour telle personne peut être de l’ordre du grand éloignement pour une autre. Prenez cet exemple : tel homme donne une horrible conférence dans laquelle il défend le crime d’avortement. Un prêtre peut se rendre à une telle conférence et ne pas être influencé le moins du monde par ce que le conférencier dira. Dans ce cas, on ne peut même pas parler de risque d’occasion de péché, même éloigné. Mais en revanche, une jeune personne impressionnable de 17 ans n’ayant pas la foi ou qui est faible dans sa foi pourrait très facilement être mal influencé par un tel conférencier. Et ici, l’occasion de péché mortel, extrêmement proche, serait la perte de la foi, qui est encore pire que l’impureté. La deuxième règle est que si une proche occasion de péché est nécessaire et inévitable, nous devons employer tous les moyens pour éloigner au mieux cette occasion de péché. Prenez cet exemple : vous vous trouvez dans un avion, dans un vol long-courrier. Un film est diffusé, un film immoral. Cela devient pour vous un vrai problème dans la mesure où vous êtes rivés à votre siège et que l’écran tout proche en face de vous diffuse des choses abominables. Vous ne pouvez pas vous lever, il n’y pas d’autre siège disponible, l’avion est plein. Vous ne pouvez techniquement pas éviter de regarder ces choses. Vous vous trouvez dans une situation nécessaire et inévitable. Que faites- vous ? Vous éloignez cette occasion de péché proche. Vous devez regarder ailleurs, prier, lire un livre, tout ce qui sera en votre pouvoir afin d’éloigner cette tentation de vous-même. Mais si vous ne pouvez pas éloigner cette occasion de péché, vous êtes alors obligé de l’éviter à tout prix, même au point de perdre vos moyens de subsistance ou même votre vie. Par exemple, si tel homme a un emploi dans lequel il est contraint de beaucoup voyager en avion où il est soumis à de tels films immoraux et où il a consenti à un péché mortel à de nombreuses repris car il n’a pas été en mesure d’éloigner cette occasion de péché, il doit alors quitter son travail, même si cela signifie pour lui la réduction à la pauvreté pour le reste de sa vie, quelle que soient les conséquences, il doit quitter son travail, parce qu’il est plus important qu’il aille aux cieux et soit dans la grâce éternelle, plutôt qu’il ait de l’argent. Voici la règle.

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Les établissements publics tels qu’écoles, lycées et universités, de façon générale, sont des proches occasions de péché mortel. Les écoles publiques, primaires et élémentaires, exposent les enfants à la perte de la foi et de la morale. Ces écoles sont des occasions de scandales directs, elles endoctrinent, elles enseignent l’éducation sexuelle, les droits de l’homme et le laïcisme, l’évolutionnisme, l’immoralité, elles enseignent aux enfants qu’il est bon d’avoir des « styles de vie alternatifs », comme ils disent, ce qui s’appelait jadis la sodomie. De plus, la mécréance et l’immoralité des autres écoliers/étudiants constituent une proche occasion de péché mortel. Ces autres étudiants ou écoliers qui écoutent de la musique « rock », qui idolâtrent des vedettes diaboliques, ils s’entretiennent sur le cinéma immoral, ils parlent un langage sale et injurieux et entretiennent des styles de vie putrides d’un point de vue moral. Et il y a là une proximité immédiate d’occasion de péché mortel pour un enfant. Lycées et universités fournissent les mêmes occasions : la vie dans ces dortoirs est au-delà de toute comparaison en matière d’immoralité. L’attitude des étudiants y est libérale et mécréante. De même que les professeurs y sont libéraux et mécréants. Et par conséquent, le produit logique de telles institutions est un jeune homme, ou une jeune demoiselle, libéral et mécréant.

Fisica o Quimica, Mean girls, Skins, Faking it...depuis plusieurs décennies, les feuilletons TV influencent et reflètent la grave décadence des mœurs et des intelligences dans les "normes" éducatives modernes.

Fisica o Quimica, Mean girls, Skins, Faking it…depuis plusieurs décennies, les feuilletons TV mettant en scène des collégiens ou lycéens influencent et reflètent la grave décadence des mœurs et des intelligences dans les « normes » éducatives modernes. Ces séries n’exagèrent rien et elles sont souvent une cause supplémentaire de mauvaises influences.

Parfois, sous des circonstances très particulières, ces occasions de péché peuvent être éloignées, mais en ce qui concerne le collège et le lycée, je ne vois absolument aucune circonstance [pour des adolescents] dans lesquelles ces circonstances peuvent être éloignées, en raison du fait qu’un enfant est extrêmement influençable et l’endoctrinement y est si intense. Je ne vois vraiment aucun exemple à l’heure actuelle, d’école publique où vous pourriez envoyer vos enfants. Toutefois, il y a des circonstances où,  en raison d’une éducation très  poussée, cette occasion de péché peut être considérée comme éloignée. Si par exemple, tel enfant est manifestement très pieux et très établi dans sa foi et s’il ne vit pas dans un dortoir –c’est une condition absolue-, et s’il ne suit pas des cours qui sont essentiellement des attaques contre la foi, des cours d’ingénieur par exemple, mathématiques, la plupart des disciplines scientifiques, etc. En revanche, s’ils étudient les sciences humaines, les arts, la littérature, voici de tels lieux où l’on trouve de nos jours un bombardement courant de la foi catholique, de jour comme de nuit. Aussi, tout cas est différent et tout sujet doit donc être examiné selon ses mérites et capacités, il y a donc des occasions où les gens peuvent faire cela.

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Ce qui est lamentable à vrai dire, est l’esprit mondain de certains catholiques qui envoyant leurs enfants dans ces institutions sans aucune considération des dangers auxquels ils exposent la foi et la morale de leurs enfants ! Les Juifs de l’Ancien Testament furent très sévèrement punis par Dieu via la destruction de Jérusalem par Nabuchodonosor et subirent l’exil à Babylone pendant 70 ans. Ils furent ainsi détruits, pour d’autres raisons mais particulièrement pour celle-ci qu’ils offraient leurs enfants en sacrifice à l’idole Moloch ! Et les parents qui envoyaient leurs enfants dans ces écoles font la même chose, ils sacrifient leurs enfants, c’est-à-dire la foi et la morale de leurs enfants, aux idoles des droits de l’homme, du carriérisme et de l’argent-roi. Pire encore est l’attitude des catholiques qui sont très conscients de ces dangers contre la foi et la morale, mais envoyant toutefois leurs enfants sans considérations ! Ou bien parce qu’ils voient trop de désagréments à les envoyer dans une école catholique, telle que nous en avons une ici, ou bien trop de désagréments à les scolariser à domicile, ou bien, dans le cas d’un désir de haute instruction, les parents considèrent que les chances de succès de carrière de leurs enfants sont plus importantes que leur foi.

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A moins que de tels parents se repentent, de tels parents iront droit en enfer ! Et leurs enfants avec ! Car Notre Seigneur a dit : « Mais celui qui scandalisera un seul de ces petits qui croient en Moi, il serait mieux pour lui qu’on lui attachât une meule d’âne autour d’un cou et qu’il soit précipité dans les profondeurs de la mer ». Paroles de Dieu pour ces parents qui exposent leurs enfants aux diableries de l’école publique, des lycées et des universités dans lesquelles leur foi et leur morale sera corrompue. Notre foi est une foi de martyrs. La foi catholique est l’unique, vraie Religion de l’Unique et Vrai Dieu. Et la force de cette foi se trouve dans l’adhésion totale, par la foi, de la part des catholiques, à Cette Vérité Sacrée. Les martyrs ont donné leur vie pour ces vérités. Ils furent mangés vivants par des animaux pour ces vérités ! Parce que la soumission de l’homme à Dieu est plus importante que la conquête de ce monde par l’Homme. C’est l’esprit du catholicisme ! Honte, condamnation et damnation à ces parents qui envoient leurs enfants à la guillotine de la possession de ce monde aux dépends de leur possession [des vérités] de Dieu. Honneur, récompense, victoire et Salut Eternel pour les parents qui refusent de sacrifier leurs enfants au Moloch des richesses et de l’humanisme, et qui sacrifient au contraire de leur propre temps, leurs forces et leur argent pour donner à leurs enfants l’instruction que nous leurs donnons ici même, dans cette école catholique, ou bien au travers d’une éducation catholique par l’instruction scolaire à domicile qui requiert dans la plupart des cas, bien plus de sacrifices, plus d’efforts et de temps de la part des parents. Honneur à eux ! Honneur, récompense, victoires et Salut éternel à eux ! Car ils ont préservé leurs enfants des influences corrosives de l’éducation moderniste. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen.

Monseigneur Donald Sanborn – Sermon du 30 Mai 2016, Séminaire de la Très Sainte Trinité, Brooksville, Floride. Traduit de l’anglais et retranscrit en français par la rédaction d’Argentinat, diffusion du sermon dans l’émission In Veritate, N°17 de « Restoration Radio », pouvant être écouté (en anglais) ici.

Son Excellence Monseigneur Donald Sanborn

Son Excellence Monseigneur Donald Sanborn

Commentaire d’Argentinat : Là encore, il y a peu à commenter d’un texte si éclatant et prolixe d’excellents conseils et rappels, dont les exclamations inquiètes et sévères de Mgr Sanborn résonnent à nos oreilles comme du petit lait, mais aussi comme de précieux enseignements à prendre extrêmement au sérieux. Ce texte aura donc servi à recadrer nos lectrices (du moins les non-chrétiennes influencées par le féminisme, mais désirant se rapprocher de Dieu et apprendre les enseignements de l’Eglise) qui auraient pu éventuellement croire que l’enseignement de l’Eglise catholique donnait à l’épouse chrétienne un rôle « inférieur », vulgairement interchangeable, sans dignité, sans honneur, comme dans le mariage civil moderniste qui est fondamentalement aussi injuste et antinaturel que le mariage islamique, que l’on croit parfois « rigoriste », alors qu’il permet le divorce à l’infini, le remariage à l’infini, la polygamie et l’adultère infini par possessions d’esclaves concubines. En ce sens, il nous semble plutôt que le mariage islamique est en réalité purement libéral et c’est pour ces raisons qu’il est essentiellement aussi cruel et inique que le mariage civil révolutionnaire. La plupart des musulmanes de France n’accepteraient jamais que leurs maris appliquent les droits que leur donnent souverainement le Coran et la plupart des musulmans de France, aussi occidentalisés et surtout aussi laïcisés que leurs femmes, ne seraient sans doute pas du tout à l’aise avec le fait de posséder quatre épouses et dix ou quinze concubines, même si ils en avaient les moyens. En revanche, ils ne se privent pas pour répudier, divorcer et se remarier à leur guise, ce qui aussi permis par le Coran, bien que celui-ci affirme être en parfaite conformité avec les Evangiles, alors que les Evangiles et même l’Ancien testament affirme le contraire. Essentiellement, le mariage civil révolutionnaire, impie et libéral qui est devenu la norme pour la société décadente actuelle, n’est pas, ni plus ni moins infect, détestable, immoral et inique de le mariage islamique. Seul le mariage chrétien assure, en vertu des enseignements bibliques et de l’Eglise, cette parfaite harmonie en accord avec la Loi de Dieu et la loi naturelle qui est la soumission de la Création à ces dites Lois. La seule égalité homme-femme dans le couple, comme l’a rappelé Mgr Sanborn, réside justement dans cette égale soumission à la loi naturelle et à la loi divine. Ce mariage assure surtout une parfaite équité (et non pas « égalité » qui reviendrait fondamentalement à nier la nature de l’homme et de la femme, et surtout de nier la dignité supérieure de cette dernière) entre les époux. Il est intéressant de voir, surtout dans le premier paragraphe où Mgr Sanborn revient et précise sur la question de la sujétion de l’épouse au mari et dans quels cas précis cette sujétion s’exerçait, comment cette perfection fondamentale peut être mis en rapport direct, dans cette question de l’empirisme, de la hiérarchie, de la définition des natures, des rôles, des pouvoirs, de l’harmonie, de la justice, avec les enseignements de l’Eglise et des Saintes Ecritures concernant Adam et Eve, la Sainte Famille, le Divin Epoux, du Corps Mystique du Christ, d’Adam et Eve, mais aussi de la Papauté, le rapport du prêtre à l’Eglise (il épouse l’Eglise), le rapport de la religieuse à l’Eglise (elle épouse le Christ), etc. Nous sommes là dans les mêmes rapports de sujétion, de hiérarchie, etc. Gloire à Dieu.

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