Monseigneur Donald Sanborn – Sermon du 30 Mai 2016, Séminaire de la Très Sainte Trinité, Brooksville, Floride. Traduit de l’anglais et retranscrit en français par la rédaction d’Argentinat, diffusion du sermon dans l’émission In Veritate, N°17 de « Restoration Radio », pouvant être écouté (en anglais) ici.

Son Excellence Monseigneur Donald Sanborn

Son Excellence Monseigneur Donald Sanborn

La première caractéristique que nous observons dans [le modèle de] la Sainte famille est son unité. La sainte famille est unie par le lien sacré du mariage. Ce lien est indissoluble et l’Eglise l’a enseigné ainsi depuis le début et continue de l’enseigner [contrairement à la secte Vatican II]. Elle est l’unique religion sur la surface de cette planète qui affirme que le mariage est indissoluble. De telle sorte que dès lors que vous entrez dans le lien du mariage, ce lien ne peut être défait, sauf par la mort.

Matthieu 5-32 : Mais Moi, Je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. 

Par conséquent, le divorce est un péché mortel. La seule occasion où pourrait survenir un divorce civil  serait si, pour des raisons extrêmement sérieuses, vous êtes contraints de dissoudre un lien civil entre vous et votre épouse en raison d’une nécessité de séparation. Or, avant le concile [concile invalide Vatican II], il était absolument requis d’obtenir la permission de l’évêque du diocèse, ne serait-ce que pour entamer la procédure de divorce civil. Il était également nécessaire pour une pieuse épouse de recevoir la permission de l’évêque du diocèse afin de pouvoir obtenir séparation sans divorce formel. Et sans de telles permissions, il s’agissait alors d’un péché mortel.

Matthieu 19:8,9 : Il leur répondit: C'est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n'en était pas ainsi.

Matthieu 19:8,9 : Il leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas ainsi. (cf. Genèse 1:26,28 et 2:18,24).

Mais que fut obtenue la permission d’un divorce civil ou d’une séparation, il est alors absolument hors de question, d’idée ou même de parler d’un quelconque remariage. Vous devez alors vivre votre vie en célibataire, parce que le lien sacré du mariage devant Dieu continue d’exister. Donc l’idée du divorce accompagnée de l’idée de remariage est un péché mortel. Et de façon similaire, les annulations accordées de nos jours par [la secte] novus ordo pour de fausses et spécieuses raisons sont des péchés mortels ! Il ne s’agit de rien d’autre que du divorce sous des oripeaux religieux. Et devant Dieu, de telles choses sont nulles et son blasphématoires, parce qu’elles se présentent sous des oripeaux religieux. Et il est un péché mortel d’observer de telles choses, que ce soit pour vous-même ou vis-à-vis d’autres et il est peu de dire qu’il est un péché mortel de se séparer sans une raison suffisante, à savoir une raison ayant été approuvée par l’Eglise.

Malachie 2:14-16 Et vous dites: Pourquoi?... Parce que l’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, A laquelle tu es infidèle, Bien qu'elle soit ta compagne et la femme de ton alliance.

Malachie 2:14-16 : Et vous dites: Pourquoi?… Parce que l’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, A laquelle tu es infidèle, Bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance.

Une seconde caractéristique de cette sainte famille que nous observons et de laquelle nous devons tirer tous modèles pour nos propres familles, et celle de la pudeur [chastity]. La sainte famille vivait en parfaite chasteté et si cette chasteté parfaite n’est pas requise pour nous autres, il se trouve néanmoins dans l’état même du mariage une chasteté [pudeur, modestie], une pureté. L’état de mariage n’est pas un état dans lequel l’immoralité a sa place, mais au contraire, à sa place la chasteté, la pureté qui caractérise cette état. Aussi, pratiquer le contrôle artificiel des naissances est un péché mortel. Mais cela étant dit, dans ce monde qui s’est lui-même façonné selon cette idée de contraception, ne pas suivre les lois naturelles dans le mariage est un péché mortel. Pratiquer l’avortement est un péché mortel. Ne serait-ce que conseiller ou aider quelqu’un à commettre un avortement est un péché mortel, et amène aussi bien celui qui a conseillé ou aidé que celui qui a commis devant une peine automatique d’excommunication de l’Eglise catholique. Regarder des émissions ou des films sérieusement impurs est un péché mortel. Permettre à vos enfants ou à votre femme de s’habiller de manière sérieusement impure [impudique et immodeste] est un péché mortel ! L’adultère est un péché mortel.

1 Corinthiens 7:11 si elle est séparée, qu'elle demeure sans se marier ou qu'elle se réconcilie avec son mari, et que le mari ne répudie point sa femme.

1 Corinthiens 7:11 si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari, et que le mari ne répudie point sa femme.

(Note : le paragraphe qui va suivre va donner des rappels clairs des enseignements bibliques (Génèse, Matthieu, Corinthiens, etc.] et donc de l’Eglise concernant le rôle de l’homme et de la femme dans l’ordre du mariage chrétien, notamment la hiérarchie de sujétion entre les parents. Ceux qui se méprendraient par libéralisme ou féminisme sur ces sujets peuvent dès maintenant lire ou écouter (en anglais) la seconde partie de ce sermon où Mgr Sanborn précise les enseignements de l’Eglise sur cette question précise)

La troisième caractéristique de cette sainte famille que nous observons et contemplons est l’obéissance. Saint Joseph était la tête du foyer et Notre Dame et l’Enfant Jésus lui obéissaient. Ainsi était la Volonté de Dieu, tout comme il fut la Volonté de Dieu que Son Seul Fils Unique engendré non pas crée, naisse dans une étable sous la forme d’un bambin, de même qu’il fut la Volonté de Dieu que la Deuxième Personne de la Sainte Trinité, dans sa nature humaine, fut le sujet de Saint Joseph et de Notre Dame, et aussi le fait que Notre Dame fut supérieure en dignité et en sainteté à Saint Joseph qui lui était sujet dans ce rapport. [Lire à ce sujet cet extrait de La supériorité de la femme chrétienne du Docteur Piccioni].

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Et cette obéissance, fondée sur la Loi de Dieu, fut l’une des sources de Son ordre : de sa paix et de sa tranquillité, de sa beauté, car l’obéissance de la Sainte Famille a été une représentation de l’obéissance de l’univers à Dieu, c’est-à-dire aussi l’univers des anges, des saints, des êtres humains et de toute chose que Dieu a créée. Aussi, qu’une épouse ait du mépris pour l’autorité de son mari est un péché mortel. Que les femmes soient soumises à leurs maris, comme Saint Paul l’a dit ! Qu’une femme désobéisse ou manque sérieusement de respect à son mari est un péché mortel. Elle doit avoir de la déférence pour l’autorité de son mari, il est le supérieur, elle est l’inférieur, dans le rapport spécifique de l’époux à l’épouse[1]. Et elle doit ainsi obéissance et respect à son mari, et que cela soit dit dans ce monde qui se complait chaque jour dans la perversité de la « libération » des femmes. Que des enfants aient du mépris pour l’autorité de leurs parents est un péché mortel. Que des enfants désobéissent ou soient sérieusement irrespectueux envers leurs parents est un péché mortel. Que des parents manquent à procurer une saine discipline de vie à leurs enfants est un péché mortel et j’affirme cela d’une manière générale, car, toute négligence n’est pas nécessairement un péché mortel, mais si, de façon générale, les parents manquent à sainement éduquer leurs enfants, ils commettent un péché mortel. Autrement, ils ne leur inculquent rien d’autre que la désobéissance et la rébellion.

Le mariage de Sainte Rebecca et de Saint Isaac dans Génèse 24,1-67 : " Le serviteur courut à sa rencontre et dit: «Laisse-moi boire un peu d'eau de ta cruche.» 18 Elle répondit: «Bois, mon seigneur» et s'empressa de descendre sa cruche sur sa main et de lui donner à boire. 19 Quand elle eut fini de lui donner à boire, elle dit: «Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu'à ce qu'ils aient assez bu.»

Le mariage de Sainte Rebecca et du patriarche Isaac dans Genèse 24,1-67 :  »  Il n’avait pas encore fini de parler que Rebecca sortit, sa cruche sur l’épaule. Elle était la fille de Bethuel, fils de Milca, femme de Nachor, le frère d’Abraham. C’était une jeune fille très belle. Elle était vierge, aucun homme n’avait eu de relations avec elle. Elle descendit à la source, remplit sa cruche et remonta. Le serviteur courut à sa rencontre et dit: «Laisse-moi boire un peu d’eau de ta cruche.» Elle répondit: «Bois, mon seigneur» et s’empressa de descendre sa cruche sur sa main et de lui donner à boire. »

Une autre caractéristique remarquable de cette Sainte Famille est leur piété. Il s’agissait d’un foyer de dévotion. Si vous songez à ces trois grands personnages, Saint Joseph, Notre Sainte Vierge Marie et l’Enfant Jésus, nous savons bien que leurs esprits étaient en permanence attachés au commandement de Dieu. Et ce fut la Volonté de Dieu que l’Enfant Jésus, dans sa nature humaine, dut apprendre à prier auprès de la Très Sainte Vierge Marie et qu’il apprenne auprès d’elle sa piété, ses vertus –dans sa nature d’homme-  ou encore qu’il apprenne maternellement d’elle sa chasteté. Cela fut la Volonté de Dieu. Et de cette manière avons-nous appris de cette piété de la Sainte Famille, que de négliger l’éducation spirituelle de vos enfants est un péché mortel. Ne pas être en mesure d’apprendre [ou de faire apprendre] leur catéchisme à vos enfants est un péché mortel. Ne pas amener vos enfants à la messe le dimanche et autres jours obligatoires est un péché mortel. Ne pas leur apprendre à prier est un péché mortel.

Dans sa nature humaine, Notre Seigneur Jésus-Christ enfant était plein d'amour et d’obéissance pour ses saints parents.

Dans sa nature humaine, Notre Seigneur Jésus-Christ enfant était plein d’amour et d’obéissance pour ses saints parents.

Enfin, un autre aspect remarquable de la Sainte Famille est leur pauvreté. Il a été la Volonté de Dieu, que Lui, qui tient toute chose, qui a créé toute chose, dût vivre dans une pauvreté abjecte avec deux personnes les plus vénérables, les plus bénies du Paradis que sont Notre Dame et Saint Joseph, lesquelles eurent à vivre une vie dure et pauvre. Ainsi fut la Volonté de Dieu et cela nous frappe. Enfin, Dieu ne nous a pas [essentiellement] contraints à nécessairement vivre [volontairement] dans une vraie pauvreté [matérielle], cela fut requis pour la Sainte Famille, mais Dieu veut que nous entretenions en nous l’esprit de pauvreté, c’est-à-dire de se détacher des choses de ce monde de telle façon que nous soyons prêts à tout instant à abandonner ces choses pour obéir à la Loi de Dieu. Voici ce qu’est l’esprit de pauvreté et sans cet esprit de pauvreté, nous ne pouvons espérer aller au Paradis. Si nous nous attachons aux choses de ce monde de telle façon que nous les préférons à Dieu et désobéissons à Ses lois dans le but d’obtenir ou de s’accrocher à ces choses, nous irons alors dans le feu de l’Enfer. Il est donc un péché mortel de manquer à cet esprit de pauvreté. Nous devons mépriser l’attachement contemporain au matérialisme. Les gens sont incapables de voir les choses de Dieu, ils sont mêmes incapables d’admettre les vérités naturelles, parce qu’ils sont constamment devant leur yeux et dans leurs ventres, des choses matérielles. Et la seule chose qu’ils inculquent à leurs enfants est l’amour de choses matérielles et l’obtention de l’argent, des plaisirs, du pouvoir et des richesses.

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Les épouses doivent demeurer au foyer et s’occuper d’éduquer leurs enfants. Elles ne doivent pas [prioritairement et égoïstement] être dans cette envie d’aller au dehors et de faire un second revenu, simplement pour que vous puissiez vivre dans une plus grande maison et dans un beau quartier. De même qu’elles ne devraient pas croire devoir agir ainsi sous le prétexte de l’épanouissement personnel ou professionnel. Leur devoir va à leurs enfants et à leur mari [prioritairement] dans leur foyer et s’il n’y pas d’enfants, leur devoir va de même à leur mari. Et elles ne doivent pas s’imaginer, pour une raison ou une autre, qu’elles ne doivent pas entretenir ce foyer pour leur époux : elles le doivent. Qu’une femme se décharge de son enfant dans ces centres de garderie sous le seul prétexte du gain ou de l’épanouissement personnel est un péché mortel, [car] elle minimise son devoir prioritaire. Elle doit imiter la Mère de Dieu dans l’éducation de ses enfants, dans leur piété, leur bonté, leur obéissance, car son foyer est la première et principale école de chrétienté. Car ses enfants seront ingrats envers elle, s’ils ont été élevés par des étrangers [non-catholiques] remplis de l’esprit du libéralisme et du paganisme, et remplis de toute impureté. Imaginez Notre Dame « déposant » l’Enfant Jésus à 3 ou 4 ans dans quelque centre de garderie, pour qu’elle-même puisse être libre d’aller gagner plus d’argent pour s’acheter plus de choses luxueuses, qu’ils puissent vivre dans un quartier plus riche à Nazareth ou encore pour qu’elle-même puisse trouver son seul épanouissement personnel. Imaginez une telle chose.

Une paysanne des pays de Loire, moitié du XIXe siècle, par William Adolphe Bougeureau.

Une paysanne des pays de Loire, moitié du XIXe siècle, par William Adolphe Bougeureau.

Quasiment tous ces péchés mortels que j’ai énumérés ici comme péchés contre la famille, c’est-à-dire contre Dieu, constituent la norme de la plupart des familles de l’époque contemporaine. La famille moderne typique aujourd’hui est celle dans laquelle les parents sont bouffis des principes du libéralisme. Celle dans laquelle la femme méprise l’autorité du mari, étant imbue de cette folie perverse de la « libération » féminine. Celle dans laquelle les enfants méprisent l’autorité de leurs parents. Dans ces familles où le quotidien est rythmé par l’insanité télévisuelle, par les films impurs et la musique « rock ». Dans ces familles dans lesquelles les parents usent de quelque forme de contraception, dans lesquelles les adolescents vivent dans la pire licence et dans la pire impureté, lesquels en toute impunité, vont se faire avorter avec l’encouragement de leurs parents, en raison de l’encombrement pratique ou économique qui résulterait de cette naissance. Ces familles dans lesquelles le divorce et le remariage sont perçus comme options viables. Dans ces familles dans lesquelles, pour la plupart des cas, le divorce et le remariage sont devenues monnaie courante. Ces familles dans lesquelles les épouses doivent travailler pour obtenir un second revenu pour l’achat de futilités supplémentaires ou pour l’épanouissement personnel, pour faire une carrière. Dans ces familles ou l’endettement et les dépenses inconsidérées sont la norme, même quand leur compte bancaire est à zéro.

Le site Consertivapedia a recensé l'évolution des modèles familiaux et sociaux présentés par les canons scénaristiques d'Hollywood. Les séries comme Weeds (où est glorifée une mère de famille particulièrement indigne présentée comme une battante libérée), la série Shameless (où l'on voit un foyer de sous-prolétaires où règne l'alcoolisme, la drogue, la sodomie, l'adultère, etc.), Modern Family (série à succès qui affirme " s'attacher à nous montrer avec humour les différentes formes que peut prendre la famille de nos jours") ou encore la non moins fameuse Desperate Housewives , n'exagèrent nullement ce que sont devenues les "normes" familiales dans l'Occident apostat.

Le site Conservativapedia a recensé l’évolution des modèles familiaux et sociaux présentés par les canons scénaristiques d’Hollywood. Les séries comme Weeds (où est glorifiée une mère de famille particulièrement indigne et amorale présentée comme une femme battante et libérée), la série Shameless (où l’on voit glorifé un foyer de sous-prolétaires où règne l’alcoolisme, la drogue, la sodomie, l’adultère, etc.), Modern Family (série à succès qui affirme  » s’attacher à nous montrer avec humour les différentes formes que peut prendre la famille de nos jours ») ou encore la non moins fameuse Desperate Housewives , n’exagèrent nullement ce que sont devenues les « normes » familiales dans l’Occident apostat.

Dans ces familles où il n’y a aucune ou quasiment aucune considération pour la religion, pour l’idée religieuse même et dans lesquelles il n’y a même que mépris pour les choses de la Religion. Ce sont ces familles dans lesquelles les parents manquent à discipliner leurs enfants, si bien que dès un âge très précoce, les enfants ne sont déjà plus rien d’autre que des effrontés (brash) et d’infects garnements (obnoxious brats) hors de contrôle et qui répondent à leurs parents avec un abominable esprit de mépris. Nous l’entendons tous les jours dans les supermarchés, sur la place publique et les parents se contentent de leur jeter un regard, de secouer la tête ou quelque autre sottise pitoyable. Ce sont donc ces familles dans laquelle les enfants sont envoyés à l’école publique, ainsi qu’au lycée et à l’université, où ils deviennent des païens notoires rompus à des pratiques sexuelles dignes de chiens.

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Ici à gauche : une photo de la classe de terminale STD2A du lycée Frédéric Mistral d’Avignon dont les élèves, avec la participation du « professeur », ont désiré poser nus pour « faire le buzz ». A droite : Des jeunes françaises du pays de Béarn en tenue traditionnelle courante dans les années 1910 (Ossau). La décadence morale de l’Occident moderniste est à tel point que de nos jours, certains établissements publics vont jusqu’à interdire les vêtements féminins jugés trop longs. Evidemment, la présence musulmane en France est doublement une honte, d’abord car elle résulte des crimes du régime révolutionnaire, en particulier de la république colonialiste, et aussi parce qu’elle met en exergue les dégâts de l’apostasie et de la décadence des européens qui ont complètement rejeté et oublié leur identité, c’est à dire leur foi et leur morale chrétienne.

Et en dépit du fait que ces enfants reviennent à la maison comme païens notoires aux pulsions sexuelles dignes de chiens, les parents s’en vantent encore bruyamment ! « Mon fils est avocat, il gagne 250.000 dollars à l’année, peu importe si ce succès de carrière a été acheté au prix de son âme » ! Un parent catholique clamerait plutôt : « Mon fils est mort spirituellement et l’argent qu’il gagne n’est qu’un poids de pierres attaché à son cou l’entrainant en enfer » ! Et c’est encore dans cette famille que le père ou la mère sont fréquemment impliqués dans des relations adultérines chacun de leur côté. Voici le portrait typique de la « famille moderne » sans exagération et dans certains cas, c’est encore pire. La preuve en est que la famille qui vit dans la maison blanche [la famille Clinton à l’époque] et fut élue par le peuple américain se conforme précisément à ce portrait que je viens de vous dresse, à la seule exception qu’ils ne sont pas divorcés et remariés. Mais l’adultère et tout le reste y est. C’est la représentation même de notre société actuelle. Cela est pitoyable ! Et si notre société porte encore davantage de signes du déclin, de la dégénérescence, de la décadence, qu’aucun autre Empire  ou nation dans l’Histoire du monde, c’est en raison de la destruction de la famille. L’Etat de l’Ohio, cette semaine, a légalisé le mariage de personnes du même sexe. C’est le début de la fin. Et maintenant, tous les autres états seront contraints de réagir d’une façon ou d’une autre, mais pensez-vous qu’ils auraient la force morale de refuser tout cela ? Alors que toute moralité publique et toute décence commune [public decency] a été abandonnée dans tous les autres domaines ? Non. Par la grâce de Dieu, nous devons refuser de toutes nos forces d’être comme ces familles. Peu importe la pression du conformisme, la pression des droits de l’homme [human respect], la pression du matérialisme, la pression de l’impureté, nous devons refuser de devenir comme ces familles et devons plutôt suivre l’exemple de la Sainte Famille. L’unité, la pudeur, l’obéissance, la piété et l’esprit de pauvreté de la Sainte Famille.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen.

Commentaire d’Argentinat : Transportés comme souvent par l’orthodoxie et la puissance discursive de Monseigneur Sanborn, nous avons absolument tenu à traduire et retranscrire sur Argentinat ce texte court, clair, limpide et très illustré, magistral et implacable, comme toujours. Mgr Sanborn a démontré une chose, notamment au dernier paragraphe, quand il a rappelé que selon la loi naturelle, la famille, le couple de l’homme et de la femme sont unis devant Dieu pour avant toute chose plaire à Dieu, jouir du mariage dans le but de plaire à Dieu, éduquent encore leurs enfants pour plaire à Dieu, etc et non voyons qu’il y a que pure bonté et charité dans tout cet enseignement, car Dieu veut ce qui est bon pour nous et que nous soyons bon envers nos prochains, donc nos proches, qui sont sous notre responsabilité directe. Il a démontré comment cette « cellule familiale », en l’occurrence la Sainte Famille, était non seulement la fondation même de l’Eglise, mais qu’aussi, pour le simple croyant, la famille chrétienne est le fondement de toute société chrétienne, donc toute société de bien, de décence, de justice, d’équilibre et de libertés ordonnées à la soumission aux Lois de Dieu et de Son Eglise. Logiquement, donc, pour la cité chrétienne, pour les membres de cette société, la condition de chrétien, en particulier pour le couple marital et pour la femme davantage encore, est la condition même de l’aristocratie comprise comme gouvernement des meilleurs, des plus justes, des plus honnêtes, des plus capables dans l’ordre voulu par Dieu. Aussi, nous voyons par-là que l’aristocratie fondamentale n’est pas une question de classe économique ou même sociale, mais avant toute chose, de « classe » spirituelle. Il est clair qu’actuellement, mais comme depuis le début de l’ère du Christ, seules des familles catholiques telles que décrites par Monseigneur Sanborn peuvent former des communautés sociales propres à constituer une société chrétienne, c’est-à-dire un ordre social (communauté, village,  bourg, province, etc.) en France comme ailleurs.

[1] Que la lectrice encore non-chrétienne, mais intéressée pour le devenir, ne s’affole pas ici par esprit féministe. Qu’elle se rapporte à nos articles et extraits concernant la question des incomparables pouvoirs de la femme chrétienne sur l’homme, en particulier sur l’homme non-chrétien.

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