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[Bâle, 30 octobre 2016] – Aujourd’hui vers 7h40 du matin, un tremblement de terre d’une magnitude de 6.6 a frappé la localité de Nursie en Italie centrale. Et plus spécialement le versant nord de cette petite bourgade, là où se trouve la Basilique Saint –Benoit, qui selon les moines bénédictins vivant sur place, s’est effondrée sur elle-même, laissant les bâtiments tout autour quasiment sans dommage. Les moines de Saint Benoit, qui résident dans la ville de naissance du grand saint du Ve siècle, patriarche des moines d’Occident, ont communiqué sur leur site internet ce communiqué laconique et abasourdi :

Chers amis, aux alentours de 7h40 du matin, un puissant tremblement de terre a frappé tout près de Norcia. Les moines sont saufs, mais nos sollicitudes vont immédiatement aux victimes, et les prêtres du monastère sont à la recherche de tous ceux qui pourraient avoir besoin des derniers sacrements. La basilique de Saint Benoit, l’église historique construite sur l’endroit même du lieu de naissance de Saint Benoit, s’est écroulée sur elle-même [« a été aplanie », litt., ndt]. Que cette photographie (voir ci-dessous la photographie publiée avec le communiqué) puisse servir à illustrer la puissance de ce tremblement de terre et l’urgente inquiétude qui animent nos cœurs, nous moines, d’avoir à pouvoir trouver ceux qui auraient besoin des sacrements nécessaires en ce jour difficile pour l’Italie .[1]

Comme indiqué ici, Nursie est la ville de naissance de Saint Benoit et de sa sœur jumelle Sainte Scolastique au Ve siècle après Notre Seigneur Jésus Christ. Cette basilique fut érigée sur le lieu de leur lieu de naissance au XIIe siècle. Au VIIIe siècle, un oratoire y était érigé pour l’usage des pèlerins. Le monastère bénédictin lui-même fut constitué au Xe siècle. Ils y demeurèrent sous cette forme originale jusqu’en 1810, quand ils furent chassés par le nouveau code de loi napoléonien. Ainsi, l’actuelle communauté monastique bénédictine  fut fondée à Rome le 3 septembre 1998. Ce n’est qu’en 2000 qu’ils furent envoyés à Nursia pour s’occuper de la basilique Saint Benoit et de prendre en charge les pèlerins venus dans la ville de Saint Benoit et Sainte Scolastique.

Confiant dans Dieu et se reposant sur Sa perpétuelle assistance, Saint Benoit partit au sud et parvint devant une forteresse nommée « Cassino », située sur le coté d’une haute montagne. Sur le frontispice d’un vieux temple où Apollon était adoré par le peuple paysan insensé, selon la tradition des anciens païens. De même, autour de ce lieu avait progressé un petit bois, dans lequel, même jusqu’à ce temps-là, la folle multitude des mécréants venait encore offrir leurs sacrifices idolâtres. L’homme de Dieu, arrivant sur ce lieu, y fracassa les idoles, renversa l’autel, brûla les bosquets, et du temple d’Apollon il fit une chapelle de Saint Martin. Là où l’autel profane se tenait, il construisit une chapelle de Saint Jean, et par son infatigable prédication il converti de nombreuses gens de la région. – Pape Pie XII, encyclique Fulgens Radiatur, n°11.

Ci-dessous, le lecteur pourra observer l’état de la basilique de Saint-Benoit telle qu’elle était encore hier soir, et comparer le même édifice entièrement détruit. Remarquez bien que les bâtiments immédiatement voisins, pourtant de simples petits immeubles, sont complètement intacts…

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Il apparaît que de fortes secousses se firent également sentir à Rome, située à plus de 75 kilomètres de là, comme le montre ce film vidéo amateur tourné par la journaliste vaticaniste américaine Mary Shovlain du média catholique EWTN.

Comme le remarquent nos confrères catholiques américains de Novus Ordo Watch [2], il n’est certes pas possible de ne pas relever l’incroyable agencement de ces événements climatiques et météorologiques de ces trois derniers mois en Italie : Les tremblement de terre en Numbrie fin août dernier, qui se produisirent environ un mois avant la très hérétique 3e rencontre d’Assises, « Rencontre Internationale « SOIF DE PAIX: religions et cultures en dialogue ». Puis, début octobre, ce fut le dôme de Saint Pierre frappé le jour de la fête de Notre Dame des Victoires et du Très Saint Rosaire. Cette fois-ci, le tremblement de terre à Nursia se produit en la fête de Notre Seigneur Jésus Christ Roi, Roi des familles, Roi de la société, Roi des Nations, Roi de l’Histoire.

La fête du Christ Roi fut instituée par le pape Pie XI en 1925 pour promouvoir au monde la Royauté Sociale de Notre Seigneur Jésus Christ, afin de réfuter l’esprit de l’époque, qui était à la négation de la primauté de Dieu sur le monde, les hommes, les lois et la société, notamment par les gouvernements, les idéologies et les idéologues eux-mêmes. Véritable doctrine catholique que les papes du XIXe et du XXe siècle ont dû sans cesse rappelée et augmenter dans leurs si admirables encycliques et codes de loi devant les progrès de la révolution et surtout de l’hérésie de la liberté religieuse, qui fut condamnée dans Quanta Cura par le pape Pie IX, et au contraire, glorifiée dans Dignitatis Humanae. Comme le résume l’abbé Belmont dans son Testament théologique, page 18 : « Il s’agit de constater que Dignitatis humanæ enseigne comme étant un droit naturel ce que Quanta Cura condamne comme découlant d’un principe contraire à la Révélation divine : ce qui est strictement incompatible. »

Aussi, la secte Vatican II, apostasia la doctrine catholique et prétendit la remplacer par les nouvelles doctrines sur la liberté religieuse, et par suite logique, s’en suivit le faux œcuménisme, le « dialogue inter-religieux », les prières communes, autant d’actes d’apostasie condamnés par l’Eglise depuis toujours, qui connurent leur synthèse dans les Réunions de prières inter-religieuses pour la « paix » à Assises, rituel institué par Jean-Paul II et renouvelé par deux fois par les successeurs Benoit XVI et François. Nous avons vu aussi, que Assises est la ville de naissance du grand saint et docteur de l’Eglise, saint Francois, et qu’un puissant tremblement de terre y détruisit la basilique éponyme, il y a 19 ans de cela (voir cette impressionnante vidéo tournée au moment même de l’effondrement de la basilique). [3] De même, nous l’avons dit, de puissants tremblements de terre avaient frappé la région d’Assises fin aout 2016, avec des effets ressentis jusqu’à Nursia[4], un mois avant la 3e réunion « œcuménique » d’Assises. Il est noter aussi qu’à l’occasion de la première réunion d’Assises, où Jean-Paul II fit il y a exactement 30 ans de cela (27 octobre 1986) littéralement entrer les adorateurs des démons dans le lieu saint et but dans le calice des mêmes démons, les hérésiarques de Vatican II n’avaient certainement pas sans raisons précises, suscité leur blasphématoire tromperie idolâtre devant le monde entier le jour même de la fête du Christ-Roi.

Psaume 95, 5 : Car tous les dieux des païens sont des démons … »

1 Cor. 10, 20 : Mais les choses que les païens sacrifient, ils les sacrifient à des démons, et non à Dieu. Et je ne voudrais pas que vous soyez rendus participants avec les démons.

Pape Pie XI, Mortalium Animos (n° 10) : Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques …

Mais très certainement, sans porter le moindre jugement définitif, nous ne pouvons que nous stupéfaire de ces événements, dont celui de Nursia, cette nuit, se produit ainsi à la veille même du voyage du pape de l’église Vatican II, François, à Lund en Suède où il y célébrera les 500 ans de la révolution luthérienne qui ravagea la foi chrétienne d’Occident, en compagnie de la très libérale « église » luthérienne suédoise.

Il semble d’ailleurs qu’à l’heure même, des tremblements de terre continuent de frapper le centre de l’Italie. Mettons nous en prière, en cette fête de Notre Seigneur Jésus Christ, Roi des hommes, afin d’attirer sa miséricorde sur le monde, sur l’Italie. Puissent ces surprenants événements météorologiques éveiller le monde sur l’imposture horrible de la secte Vatican II. Il se peut d’ailleurs que les suites de la réunion apostate de demain, 31 octobre, constituent un tournant dans l’histoire de la fausse église Vatican II, Dieu le voulant.

Jorge Bergoglio, pape de l’église novus ordo, reçoit « l’archevêque » luthérienne Antje Jackelen et son époux, le 5 juin 2016 au Vatican, à Rome.

Dans « Parfum de Rome[5] », le grand journaliste catholique français Louis Veuillot, contemplant ces collines de la Foi au-dessus et autour de Rome, écrivait : « Les montagnes… Là-haut Dieu a pris sa demeure ; des églises se sont élevées. La foi s’emparant des montagnes en a fait des ostensoirs d’où rayonne le Saint-Sacrement. Si cela tombe, d’autres choses tomberont. »

Saint Benoit, Sainte Scolastique, priez pour Nursia, priez pour l’Italie et l’Occident chrétien.

Que l’Eternel soit béni. Que Notre Seigneur Jésus-Christ, roi des nations, roi de l’Histoire, roi de France, ait pitié de nous. Très Sainte Vierge Marie, priez pour l’Europe et pour l’Eglise de votre Divin Fils. Amin.

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Sources :

[1] http://us13.campaign-archive2.com/?u=9c8b7f2ca0c8ac14f8ab4b8c1&id=49d2e54386

[2] http://novusordowatch.org/2016/10/earthquake-norcia-st-benedict-basilica-destroyed/

[3] Libération, 27 septembre 1997, « Un séisme frappe deux fois: dix morts en Italie. La basilique de Saint-François d’Assise endommagée. http://www.liberation.fr/planete/1997/09/27/un-seisme-frappe-deux-fois-dix-morts-en-italie-la-basilique-de-saint-francois-d-assise-endommagee_215200

[4] The Guardian, 24 aout 2016, « Art experts fear serious earthquake damage to historic Italian buildings », https://www.theguardian.com/world/2016/aug/24/art-experts-earthquake-damage-historic-italian-buildings-amatrice

[5] In Louis Veuillot, Parfum de Rome, 1867, page 255.

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