[Eguisheim, 24 octobre 2016] – D’importantes manifestations de policiers ont eu lieu en fin de semaine dernière à Paris. A cette occasion, une vidéo a largement été relayée sur les sites de la réaction populiste, notamment sur Breizh Atao (tout ça pour la simple présence d’un drapeau breton nationaliste dans la manifestation) et sur MPI. Les rédacteurs se sont ébaubis de l’action des policiers dont on a cru entendre qu’ils scandaient « Francs-maçons, en prison ». Il n’en est évidemment rien. Encore une fois, la réaction populiste, naïve et prompte au scandale, au « buzz », s’est laissée emporter sans réfléchir. En réalité, les policiers crient bien : « Sauvageons, en prison ». 

Car, quand on connait les origines de la police du régime républicain, principalement née dans la pègre révolutionnaire des années 1780-1800, quand on sait que le ministère de l’intérieur et les commissariat sont les prérogatives spéciales de la franc-maçonnerie française, notamment depuis la IIIe République, on voit mal comment ces simples officiers de police pourraient avoir le courage de dénoncer leurs propres supérieurs hiérarchiques, quand ces mêmes forces de police, qui ne sont jamais que les premiers salariés du régime, obéissent à ce même régime en toute occasion, qu’il s’agisse d’aller taper sur des familles pendant la manif pour tous ou de persécuter judiciairement des « dissidents ». En réalité, il y a de fortes chances pour que dans cette manifestation de policiers, pas plus élevés politiquement que les idiots utiles du « camp patriotique », se soient trouvés bon nombre de « frères ».

Un article paru il y a quelques années dans l’Express résume de façon simple et concise la réalité maçonnique des forces de police du régime :

Alors, combien sont-ils, ces maçons dans la police? Les obédiences affirment être dans l’incapacité d’établir avec exactitude le poids des policiers de rang moyen et élevé, faute de fichier par profession. Seule certitude: comme dans beaucoup de corps professionnels, la proportion de maçons est forte chez les plus gradés et faible à la base. Il n’y aurait ainsi environ qu’une soixantaine de gardiens de la paix au GO. Pour la hiérarchie, l’affaire est complexe. Un policier du nord de la France, vénérable au GO, affirme que son obédience compterait précisément 460 commissaires de police, actifs ou retraités. «Si l’on extrapole aux deux autres grandes obédiences, la Grande Loge nationale française (GLNF) et la Grande Loge de France (GLF), on pourrait compter jusqu’à 1 commissaire sur 4», ose ce gradé. Alain Bauer, ancien grand maître du GO, devenu président de l’Observatoire de la délinquance, lui, en voit moins: de 10 à 15% des commissaires en activité seraient frères. Une estimation réalisée en pointant l’annuaire du SCHFPN, auquel Bauer est lié – il a coécrit plusieurs livres avec un ancien secrétaire général, Emile Perez. Pour Eric Vanlerberghe, président de la Mutuelle du ministère de l’Intérieur et initié lui-même au GO, ce taux est d’environ 20% sur les 14 939 officiers, c’est- à-dire près de 3 000 lieutenants, capitaines et commandants de police, majoritairement au GO. Ce qui est colossal au regard du nombre total de maçons au sein de la population française: 135 000. 

Sources : L’Express, MPI, Breizh Atao

Publicités