Colmar, 3 SEPT 16 – Il n’y a pas que Dominique Strauss-Kahn qui soit versé dans les luxures extrêmes au point d’en chuter publiquement. Cette semaine, plusieurs élus de droite ou du centre ont été mis en cause dans de sinistres affaires de moeurs, signe de l’état d’esprit des élites du régime républicain.

Eric Kempe, élu UMP – Le 6 juin, Éric Kempe, (ex) adjoint à la Sécurité de la mairie UMP de Téteghem, était placé en garde à vue et son domicile perquisitionné, dans le cadre d’une affaire de pédopornographie. La justice le suspecte d’avoir échangé avec Stéphane Bak, un Grand-Synthois chef d’entreprise, des photos à caractère sexuel, mettant en scène des enfants. Dans ce dossier particulièrement sordide, Éric Kempe, qui avait reconnu les faits, avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Parmi les obligations que la justice lui avait fixées figurait l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs. L’adjoint, qui avait démissionné de ses fonctions aussitôt après les faits, était parti se « ressourcer », ou plutôt se faire oublier à Lille. La semaine dernière, dans le métro lillois, un adolescent s’est plaint d’avoir subi des attouchements et a dénoncé le comportement déviant d’un homme. Ce dernier a été interpellé. Il s’agissait d’Éric Kempe. Alors qu’il était transporté au commissariat, une plainte était déposée par un adolescent disant avoir été victime d’une agression sexuelle de la part d’un homme rencontré sur Internet. Et de donner le nom de son agresseur présumé : Éric Kempe. Les policiers lillois se sont vite aperçus que le Téteghemois faisait l’objet d’un contrôle judiciaire ordonné après l’affaire de pédopornographie dunkerquoise. Ils ont contacté le parquet de Dunkerque. Les magistrats ont immédiatement ordonné la révocation de son contrôle judiciaire. Éric Kempe a été écroué vendredi dernier. Il devra par ailleurs répondre des faits qui ont été dénoncés à Lille et qui ont fait l’objet d’ouvertures d’enquêtes pour agressions sexuelles sur mineurs.

Robert Rochefort, élu UDI – Robert Rochefort, eurodéputé et numéro 2 du parti centriste, a été interpellé mercredi dans un magasin de bricolage, à Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines, après le signalement par  un vigile d’un homme en train de s’exhiber derrière deux adolescentes de 14 et 17 ans. En garde à vue, il avait reconnu les faits. Mais contacté par BFMTV.com vendredi, le vice-président du MoDem est revenu sur ses aveux. « Je suis sous le choc (…), a confié Robert Rochefort. Je ne me suis jamais exhibé devant des enfants, se défend-il. Je me suis fait piéger car je n’ai pas voulu passer la nuit en garde à vue. » Des explications qui n’ont pas convaincu au sein de son parti, dont la figure emblématique, François Bayrou, a demandé la démission.

Dominique Ghys, élu FN – Dominique Ghys, conseiller municipal FN de Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, a été retrouvé mort à son domicile ce vendredi 2 septembre, poignets menottés, torse nu et entouré d’objets attestant des pratiques sadomasochistes. L’enquête doit encore déterminer la cause de sa mort et si quelqu’un se trouvait avec lui. Le corps sans vie était entouré d’objets attestant des pratiques sadomasochistes, sans que l’on connaisse pour l’heure la cause du décès, a encore détaillé le magistrat. L’élu gisait sur le tapis de son salon, « à même le sol, les bras repliés vers le haut » et à chaque poignet, il portait « une sorte de bracelet de force pourvu de manilles et d’anneaux métalliques ». Il portait également « un collier autour du cou d’où partait une chaîne » mais « ses mouvements étaient libres, il n’était pas attaché au sens propre du terme », a précisé Vincent Lesclous.« Divers objets ou produits (…) ont été découverts autour du corps du défunt, qu’on peut rattacher sans équivoque à des pratiques sexuelles de type sadomasochistes et dans une pièce attenante au salon ont été retrouvés dans leur rangement divers objets attestant de pratiques usuelles de ce type », a-t-il poursuivi.

 

Sources : La Voix du Nord, BFM, Marianne.

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