Le premier ministre tchèque invoque un «nouveau départ en sécurité» pour ces déplacés. Mais la décision préoccupe l’évêque de Mossoul, qui craint une dispersion irrémédiable de sa communauté.

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Dans les prochaines semaines, 37 familles de déplacés chrétiens vont changer radicalement de vie. Entre janvier et avril, ce sont 153 déplacés qui quitteront les camps d’Erbil pour s’envoler vers la République tchèque. «Dans notre pays, ils recevront la protection internationale, auront une possibilité d’intégration et de nouveau départ en sécurité.», a fait valoir le premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka.

La semaine dernière, c’était la Slovaquie qui ouvrait ses portes à 149 chrétiens assyriens d’Irak, sur invitation du gouvernement de Bratislava. Ultramédiatisée, l’opération a été menée tambour battant par Glenn Beck, un polémiste américain intervenant régulier de Fox News, et financée par sa fondation Mercury One. «Nous avons des équipes dans près de dix pays différents, et nous travaillons à évacuer les Irakiens chrétiens hors du Moyen Orient», expliquait Glenn Beck sur Fox News. Dans une autre interview, il ajoutait que l’opération serait amenée à être renouvelée autant que possible.

L’action de Glenn ne fait pourtant pas l’unanimité dans la communauté chrétienne d’Irak. «J’ai appris le départ de ces familles par les médias», se désole Monseigneur Petrus Mouché. L’archevêque de Mossoul, en exil à Erbil, lutte pour que les 60.000 syriaques de la plaine de Ninive, actuellement réfugiés dans des camps, ne se dispersent pas aux quatre coins du globe, au gré d’initiatives isolées. «150 personnes, ce n’est pas grand-chose, ces familles vont se perdre».

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