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Cornes de brume, drapeaux et bandere, klaxons… D’avis de connaisseur, on n’avait pas entendu foule aussi bruyante « depuis la victoire de Bastia à la coupe de France de foot en 1981 » que ce dimanche. Des candidats portés en triomphe sur les épaules ; U Culombu, A Palatina, les vieux chants de révolte du XVIIIsiècle ressuscités dans les années 1980, emmêlés avec Mi ne vogu (« Je m’en vais »), le hit de la campagne de Gilles Simeoni, un tube de Vitalba qu’écoutent en boucle dans les bars et les boîtes les jeunes de l’île…

Deux générations de « natios » se sont assises ensemble dans une rue bastiaise pour écouter la harangue du pionnier, Edmond Simeoni, 81 ans, père du nationalisme et… du candidat. Dans la soirée, les ont rejoints ceux que les « clans » – le nom corse du « système » – ont fini par lasser. « Pè a Storia » (« Pour l’histoire »), titre le lendemain Corse-Matin. « C’est simple : depuis dimanche on a l’impression que tout le monde ici est nationaliste », dit en souriant un Ajaccien. François Hollande avait pourtant mis un soin particulier à traiter l’île comme un ensemble de 320 000 habitants sans spécificité ni histoire : banalisation, c’est le viatique de sa politique « corse ».

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« EN FRANÇAIS, POUR LA PRESSE »

Paris n’a pas salué l’annonce du dépôt des armes du Front de libération nationale de la Corse (FLNC), à l’été 2014. Pas davantage commenté la victoire de Gilles Simeoni deux mois plus tôt à Bastia – première ville française de plus de 45 000 habitants gouvernée par les nationalistes.

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