Dans le cadre de l’état d’urgence, prolongé de trois mois, le jeune homme doit rester chez lui, suspecté d’appartenir à un réseau…salafiste.

Le journal La Dépêche révèle qu’un homme a été assigné à résidence parce que fiché comme islamiste alors qu’il est catholique pratiquant… Pas de quoi être rassuré sur les coulisses de l’état d’urgence !

Mickaël L., 30 ans, s’est présenté au commissariat central dans la nuit du 15 novembre après une perquisition «infructueuse» menée chez un ami à lui, à Blagnac, par la DGSI. «Les policiers me recherchaient. Ils m’ont appris que j’étais fiché comme islamiste radical depuis juin 2014. Je suis assigné à résidence depuis le 24 novembre mais moi je n’ai strictement rien à voir avec tout ça. On m’accuse de faire du prosélytisme pour les salafistes… Je suis catholique pratiquant, j’ai même un tatouage du Christ sur le bras !», s’insurge ce Blagnacais qui a entamé une procédure devant le tribunal administratif pour faire tomber son assignation.

Source : Medias-Presse-Info

« J’ai cru à une blague ou à une erreur », explique-t-il au Monde. Il se rend donc au commissariat de Toulouse où il se voit notifier une assignation à résidence. « On me remet un document, stipulant que je suis une personne dangereuse et faisant du prosélytisme religieux avec un groupe d’islamistes radicaux, à Blagnac », rapporte Mickael dans les colonnes de La Dépêche.

Depuis deux semaines, le suspect doit pointer deux fois par jour, matin et soir, au commissariat et ne doit pas bouger de chez lui, de 20 heures à 6 heures du matin. Pourtant, il l’assure : « Je suis catholique pratiquant », évoquant même de fréquents déplacements à Lourdes. Sur une photo du quotidien, Mickael montre également une croix catholique tatouée sur son épaule. Mais face à la machine judiciaire, le jeune homme entend bien se défendre. Après le rejet de sa demande d’annulation d’assignation à résidence, il envisage de déposer un recours devant le Conseil d’État.

Source : Le Point

 

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