Mots-clefs

Cette semaine, un article paru dans Libération a démontré encore une fois le racisme inhérent à une certaine société bourgeoise-bohème de gauche. Prétendant s’attaquer à la perception du voile « islamique » (car il y a encore des chrétiennes qui mettent le voile, pour rappel) dans les transports publics, l’article a été immédiatement dénoncé par les citoyens sur les réseaux sociaux comme un incroyable ramassis de poncifs et d’amalgames racistes1, ce qui est indubitable en effet. Hier, à l’occasion d’un débat sur la laïcité à l’assemblée nationale, c’est la mère d’un soldat tué par Mohammed Merah qui a été huée2 par les Jeunesses Socialistes parce que celle ci portait un foulard.

Pour ceux qui seraient surpris de cette attitude, il faut bien comprendre que cette caste sociale à laquelle appartiennent ces journalistes de gauche de Libération ou ces jeunes socialistes parisiens qui se trouvaient à l’assemblée nationale à huer une victime de Mohammed Merah, est la même population qui peuplait la rédaction raciste et anti-chrétienne de Charlie Hebdo ou bien celle des victimes de la tuerie du Bataclan, où périrent tragiquement un certain nombre de journalistes ou de personnes plus ou moins liés à la grande presse parisienne. Cette caste sociale aisée, festiviste, gauchiste, se fait l’amie de « l’immigré », de « l’étranger », du « migrant », du « musulman », du « gay », du « trans » ou encore de « la femme opprimée » par simple conformisme de mode ou par opportunisme d’opposition à une France de l’ordre, une France « de droite », enracinée et conservatrice qui lui serait hostile. En somme, cette France de gauche « d’en haut » se dédouane de ses origines bourgeoises ou tout simplement françaises en revendiquant un amour immodéré de « l’autre » pour repousser dans un complexe identitaire profond tout ce qui fait l’entre-soi, c’est à dire tout ce qui conditionne en fait l’équilibre chez un être humain, sa part d’identité, de connaissance et d’amour de sa culture, qui permet justement alors d’entretenir un rapport sain avec l’autre, l’étranger d’ici ou d’ailleurs. Ainsi, l’immigré, l’étranger, le musulman, le pédé, le Noir, l’arabe, la beurette, le rappeur, seront utilisés par les bobos du Petit Journal ou de chez Ruquier comme des alibis jusqu’à ce que le masque ne se fissure. Et il se fissure en effet, comme dans ces soirées où un bourgeois de gauche est obligé de se pâmer devant tel ou tel « black » ou « rebeu », sans se rendre compte de la grossièreté raciste, par provocation, condescendance ou soumission anthropologique, dans laquelle il s’enferre. Entendons-nous bien : il ne s’agit certes pas d’un racisme belliqueux comme on se l’imagine vulgairement, mais bien d’un habitus raciste profondément anthropologique, lié à l’ambiance idéologique dans laquelle a évolué ma génération (18-30 ans) et même celle avant nous. Au-délà de cela, il s’agit d’une question psychosociale interessante, dans la mesure où la France Charlie et la France Bataclan n’a finalement fait que subir les conséquences de causes qu’elle a chéri, de façon par ailleurs très hypocrite et lointaine.

L’article effectivement raciste de Libération et le comportement haineux et sectaire des jeunes socialistes à l’Assemblée nationale sont dignes des accès d’islamophobie primaire de la droite sioniste de Gert Wilders. Il n’est d’aileurs pas exclu que dans les suites des drames épouvantables du 13 novembre 2015, toute une partie de cette gauche bourgeoise de gauche, de Caroline Fourest à Philippe Val en passant par Glucksmann fils, ne se désinhibe et ne rejoigne entièrement les options de l’extrême-droite laïcarde, sioniste et nationale-républicaine, ce qui est le cas de fait : seule la division artificielle du débat public médiatique masque encore ces évidences.

Bien sûr, il est difficile de faire comprendre aussi bien à la réaction nationale qu’à la France issue de l’immigration afro-maghrébine quelles sont les sources racistes de l’idéologie droitdelhommiste chez ces partis de gauche. Pour illustrer cela, il sera plus simple de rappeler entre autres causes, mais pour rester concis, que :

– Le colonialisme français fut l’œuvre de la gauche radicale et bourgeoise sous la IIIe république notamment (la mission civilisatrice de Jules Ferry).

– Les théories racialistes trouvent leurs sources dans le relativisme et le scientisme matérialistes de gauche (Darwinisme, darwinisme social, etc.)

– La gauche dreyfusarde et pacifiste, socialiste, républicaine ou communiste, constitua dans les années 1940, le principal noyau collaborationniste à l’occupant nazi, comme l’a démontré l’historien israélien Simon Epstein dans son étude célèbre, « Un paradoxe français ».

 C’est un gouvernement de gauche qui a conduit la sanglante guerre d’Algérie, ce sont des gouvernements et des ministres de gauche, François Mitterrand étant le plus célèbre, qui ordonnèrent à l’armée de pratiquer la torture et d’autres pratiques barbares.

Nous pourrions donner beaucoup d’autres exemples, plus détaillés.

Argentinat est un blogue d’information catholique traditionnaliste et il nous paraît légitime de dénoncer le racisme de cette gauche, comme nous dénonçons la fausse droite libérale, car nous possédons les outils doctrinaux et historiques pour en comprendre et en expliquer les sources, ce dont quoi ne sont souvent pas capables les intellectuels de la gauche critique, malgré leur bonne foi. Il nous semble donc de notre devoir d’apporter une pédagogie à ce niveau afin d’aider les français, quels qu’ils soient, à comprendre les sources idéologiques et sociologiques de ce racisme bourgeois de gauche. C’est précisément parce que nous sommes catholiques que nous devons dénoncer le mensonge et l’indifférentisme intellectuel, spécialement dans une époque où les conflits sociaux vont tendre à s’accentuer à cause du chaos dans lequel ce gouvernement et les précédemment gouvernements républicains nous ont conduit. Nous rappelons encore qu’il n’y a pas de laïcité possible sans déterminant spirituel d’une nation. C’est pourquoi ces problèmes posés par la fausse laïcité maçonnique et républicaine (cf. Vincent Peillon, « La révolution française n’est pas terminée ») ne seront réglés que par l’instauration de la religion catholique comme religion d’état qui ordonnera supérieurement comme il se doit l’exercice des cultes, et notamment le culte musulman. Depuis les années 1970, la république a laissé s’installer en France un islam financé par ses alliés wahhabites de l’Arabie Saoudite et du Qatar, tout en manipulant allégrement les musulmans de France selon les opportunités politiciennes des candidats et des gouvernements. Cette situation est aussi injuste pour l’ensemble des français et a causé beaucoup de désordres et de haines. Seule une solution catholique viendra à bout de ces crises. Contrairement à ces jeunes socialistes et contrairement à une certaine réaction islamophobe primaire qui prend ses justifications dans le laïcisme républicain de gauche ( Riposte Laïque en tête), nous prétendons que le problème immédiat  en France n’est pas l’islam en lui-même, mais plutôt l’instrumentalisation de l’islam par les gouvernements républicains, au même titre que l’immigration, le chômage ou tout autre instrument de domination. Car, en effet, la gauche gouvernementale a constamment animé, grâce à ses relais dans l’extrême-gauche, les milieux associatifs de banlieue, le multiculturalisme, l’immigrationisme au profit des patrons, ainsi que les réactions de certaines mouvances radicales de type « Indigènes de la République » dont les animateurs sont en fait cooptés par les gouvernementaux. C’est pourquoi rien ne sera possible en matière de paix sociale en France, sans un renversement complet du système gouvernemental et constitutionnel de la Ve république vers un gouvernement de restauration de la stabilité et des souverainetés sociales et étatiques. Les querelles hystériques liées à la sécurité, à l’immigration ou encore à l’islam, nous le démontrent chaque jour.

 

Publicités