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Une entrevue passionnante avec le professeur franco-syrien Bassam Tahhan qui met bien en lumière la fragilité et l’artificialité de la Turquie moderne, née de la chute de l’empire ottoman et de la révolution Jeune-Turc et des cortèges de génocides et de déportations de minorités, notamment chrétiennes. Une artificialité qui tient encore grâce au kemalisme anthropologique d’une bonne partie de la population, ainsi que de la fibre islamo-nationaliste que les politiciens néo-conservateurs de l’AKP ont impulsé par ailleurs sous leur mandat, poursuivant leur jeu d’influence sur les factions rebelles islamistes qui ont détruit une grande partie du nord de la Syrie.

Interview de Bassam Tahhan, politologue et spécialiste du Moyen-Orient, le 7 décembre 2015.

 

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