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Les révélations de Moscou aujourd’hui sont vraiment extraordinaires. Elles sont extrêmement dévastatrices, pas seulement pour la Turquie, mais aussi pour les soutiens de la Turquie dans le monde, principalement les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France. Nous sommes en présence d’un Etat-membre de l’OTAN, qui aspire à rejoindre l’Union européenne, l’un des acteurs majeurs en Méditerranée orientale et au Moyen-Orient. Ce pays est mêlé à un commerce de pétrole qui consiste à l’acheter auprès de l’organisation terroriste la plus puissante et la plus répugnante du monde, Daesh. C’est un pays qui est présenté par les gouvernements américain, britannique et français comme un partenaire fiable pour lutter contre l’extrémisme islamiste. Ceci est un non-sens absolu. Cela donne une image terrible d’un des alliés les plus proches de l’Occident. Mais en ce qui concerne la frontière turco-syrienne, il ne fait aucun doute qu’elle doit être fermée, parce que tous les djihadistes, tous les combattants islamistes qui ont submergé la Syrie au cours des quatre dernières années sont principalement venus de Turquie. Si l’on ferme la frontière turco-syrienne, on va porter un coup aux combattants islamistes en Syrie, qu’il s’agisse de Daesh, du Front al-Nosra ou de l’ASL (l’armée syrienne libre).

Marcus Papadopoulos, géopolitologue de la revue Politics First.

Source.

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