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Le forum de la démocratie à Strasbourg est le rendez-vous annuel de la bien-pensance eurocratique à grands renforts de subventions publiques et de petits placements entre copains. Cette année, outre un immanquable « atelier Charlie » à l’Aubette pour les jeunes gens qui ne seraient pas encore suffisamment au fait des tenants et aboutissants de la liberté d’expression post-Charlie, un autre atelier, plus sérieux, consacré à la question du terrorisme et de la guerre en Syrie et en Irak, retient notre attention.

Les théories fumeuses et perverses de Nicolas Hénin

En effet, le reporter « indépendant » (sic) Nicolas Hénin, réputé1 pour ses analyses pour le moins partielles au service de la propagande d’état sur Arte (ou au Point) viendra nous édifier sur les événements actuels en Syrie. Sa thèse, exposée dans son ouvrage « Jihad academy », peut apparaître de prime abord, assez mesurée par rapport aux hystéries mensongères auxquelles nous avons été habituées. Hénin introduit sa pseudo-réflexion sous l’angle compassionnel et faussement repenti de la responsabilité de l’Occident dans l’actuelle guerre contre l’état islamique en Syrie et en Irak. Ce que font à peu près tous les journalistes-salariés : dénoncer des évidences après coup. Mais au lieu d’exposer les responsabilités réelles, Hénin persiste dans le négationnisme et dans l’escroquerie journalistique.

Pour lui, c’est parce que les occidentaux ont tardé à renverser l’état syrien que la rébellion -que l’on nous vendait alors comme révolutionnaire et démocratique- a finalement grossi les rangs de toutes les factions islamistes armées de la région, Al Nusra et DAESH en tête. Raisonnement classiquement pervers, mais grossier, il faut commencer par rappeler en effet que d’une part, la prétendue coalition occidentale en plus de quatre ans, n’a pratiquement rien produit de bon au Moyen-Orient, mis à part parachuter « par erreur » des cargaisons d’armes aux miliciens islamistes ou pilonner, toujours « par erreur », des hôpitaux de Médecins sans frontières.

Nous ne pouvons certes pas laisser Hénin affirmer que l’axe euroatlantiste et wahhabite n’a rien fait, bien au contraire : François Hollande a reconnu cette année dans un livre entretien avoir armé les rebelles islamistes en Syrie. Laurent Fabius a eu des mots restés célèbres pour le front Al Nosra, branche d’Al Qaida, en saluant leur « bon boulot » contre l’état syrien. L’ambassadeur américain Robert S. Ford, quant à lui, a carrément réclamé une alliance de la diplomatie et de l’armée américaine avec le groupe Ahrar Al Sham, récemment responsable d’une épouvantable tuerie d’innocents à l’université de Lattakié et tout le monde se souvient de cet excellent reportage de Vice magazine, à propos de l’alliance entre les djihadistes d’Al Nusra dans le Golan et l’armée israélienne. Et nous ne parlons pas, bien sûr, des millions d’euros déversés chaque année par les fortunes wahhabites d’Arabie Saoudites et du Qatar aux différentes factions islamistes en Syrie et en Irak. A moins que ce soit de ces derniers dont Hénin parle quand il évoque « nos compromissions diplomatiques avec des dictateurs » ? Non, pas du tout. Nicolas Hénin fait partie de ces cerveaux malades qui se sont mis à affirmer, il y a un peu plus d’un an, que Bashar Al-Assad, le président syrien, était responsable de la création de l’état islamique. Mieux encore : il en aurait été le créateur afin de s’en servir pour conserver perfidement un peu plus de pouvoir, avide. Bashar Al-Assad, à ce compte là, serait même responsable de la fonte des glaciers et du crash de l’avion de touristes russes dans le Sinaï ? Nicolas Hénin représente une tendance caractéristique du journaliste sans talent : une nette perversion conspirationniste qui produit des analyses monstrueuses de bêtise et d’incohérence.

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Peu importe que l’essentiel des chefs de l’état islamique aient reçu une instruction militaire américaine en Irak, peu importe que l’alliance glorieuse des armées russes et syriennes, ainsi que du Hezbollah libanais, soit actuellement en train de vaincre le monstre DAESH crée en effet par les conséquences des politiques de l’OTAN et de ses vassaux occidentaux en Irak, ce grand expert en fables et en contes qui ne sont gobées que par un public neurasthénique et par ses collègues de caste, viendra devant le public conquis des « humanitaires » de l’association « Alsace-Syrie », rabâcher les vieilles fariboles éculées des grands médias capitalistes : dictature, armes chimiques fictives, prétendus massacres, droits de l’homme bafoués. Ce sont les droits de l’intelligence que ces gens bafouent chaque jour.

Qu’il nous soit permis tout d’abord de rappeler à ce sbire de la propagande d’état quelques éléments simples à propos de la Syrie :

  • Le gouvernement Assad n’a jamais autorisé le moindre usage d’armes chimiques contre la rébellion. Il est attesté en revanche que les rebelles, lourdement armés grâce aux armes américaines, françaises, turques et grâce à l’argent du terrorisme venu des pétromonarchies du Golfe, ont eux, bel et bien fait usage d’armes chimiques, notamment contre d’autres factions rebelles rivales, comme l’a confirmé un rapport de l’ONU et plus récemment une enquête du New York Times.
  • Une guerre est une guerre. Nous ne pensons pas que si demain, une rébellion financée par l’étranger se produisait en France, nos grands démocrates du gouvernement soutiendraient cette initiative par « intérêt pour la cause des peuples », mais se défendraient comme tout pays souverain, ce que n’est plus la république française, mais ce qu’est en revanche, la grande nation syrienne et le gouvernement légitime du Dr. Bashar Al-Assad. Les violences policières appliquées par le gouvernement français contre la Manif pour Tous, contre les manifestations de pompiers, de paysans ou encore contre les zadistes (un mort à Sivens) témoignent de cela.
  • Enfin, la liste des atrocités commises par les différentes factions de la rébellion est interminable. Dernière en date, à l’attention de Mr. Nicolas Hénin : le massacre d’une vingtaine d’innocents il y a quelques jours à l’université de Lattakié, attentat revendiqué par le groupe de rebelles « modérés » Ahrar al Sham.

En bref, le personnage, comme vous vous en doutez, ne vaut pas la peine d’être considéré comme un journaliste fiable, encore moins comme un auteur intéressant. A tel point que même les jeunes chroniqueurs de l’Obs ont été choqués des stupidités et des étranges occultations de Nicolas Hénin venu présenter son livre chez Ruquier il y a peu. Il y avait de quoi : avec un discours très ramadanesque et pseudo-compatissant à propos des victimes de la société que sont les apprentis-djihadistes occidentaux, Nicolas Hénin devient beaucoup moins bavard lorsqu’il s’agit d’aborder la question des chrétiens de Syrie et d’Irak, dont les massacres ont été commis, dit-il dans l’émission de Ruquier, simplement « pour attirer l’attention » médiatique. Pas de quoi fouetter un chat, donc.

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Islamiste modéré de Ahrar al Sham fouettant « modérément » des citoyens musulmans à Alep. Ahrar al Sham, dont les chefs sont issus des mouvances Al Qaida et Frères Musulmans, sont considérés par les autorités américaines (Robert S. Ford) comme un groupe rebelle modéré et libéral.

Pour nous, catholiques strasbourgeois et amis de la Syrie, il est beaucoup plus intéressant de nous pencher sur le cas de cette étrange association « Alsace-Syrie » qui est le principal soutien de la rébellion islamiste à Strasbourg et qui est, assez logiquement au final, très soutenue par les élites médiatico-politiciennes locales et par les institutions de l’UE.

Qui est derrière Alsace-Syrie ?

L’intervention de Nicolas Hénin est coordonnée par une association d’expatriés syriens disposant d’un soutien considérable de la part des grands médias locaux (DNA propriété de la banque Crédit Mutuel, Rue89, rattachée au groupe Perdriel), de la municipalité socialiste, des institutions de l’UE, mais aussi de l’essentiel de la mouvance gauchiste antifa, qui confirme là encore sa connivence avec les intérêts de l’impérialisme et du grand capital2 que ses militants prétendent peut-être combattre. Partant du principe que François Hollande ou Laurent Fabius ont publiquement confirmé que leur gouvernement avait fait alliance avec des groupes armés salafistes en Syrie, il nous paraît extrêmement légitime de nous interroger sur la nature réelle de cette association « Alsace-Syrie » qui agit depuis cet été plus spécialement dans le cadre de « l’accueil des migrants » en Alsace et en France.

Or, depuis 2012, l’association Alsace-Syrie milite ouvertement pour la rébellion armée en Syrie, dont tout le monde sait -à part le criminel Laurent Fabius et quelques journalistes stipendiés qui persistent à le nier- que ladite rébellion est aujourd’hui quasiment exclusivement composée de milices terroristes djihadistes dont les plus célèbres sont notoirement liées à Al-Qaida.

Voici donc la rébellion modérée et démocratique que l’association Alsace-Syrie soutient en procédant en Alsace à des opérations de collectes de dons avec l’appui constant de la municipalité.

Sur son site et dans toutes les manifestations, l’association Alsace-Syrie aborde le drapeau vert et noir de la rébellion, ici arboré par des djihadistes d’Al Nusra, la branche d’Al Qaida en Syrie.

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Terroristes démocrates et modérés de l’armée « syrienne » libre.

Nous voulons fermement mettre en garde nos concitoyens de Strasbourg contre cette association qui envoie chaque année un grand nombre de « colis humanitaires » à ses contacts dans la rébellion en Syrie ou dans les organisations « humanitaires » qui y sont associés. Il est quasiment évident qu’une partie de ces dons, d’une façon ou d’une autre, tombe dans les mains de quelque faction djihadiste, par voie de conséquences. Qui sont les personnes qui se tiennent derrière Alsace – Syrie ? Qui finance exactement cette organisation ? De quel soutien dispose-t-elle auprès de la municipalité strasbourgeoise en termes de subventions ? S’agit-il d’une énième officine d’opportunistes associatifs ou bien d’une organisation complice d’une rébellion syrienne constituée de terroristes islamistes « modérés » plus ou moins liés à Al-Qaida, aux frères musulmans et à l’argent des princes qataro-saoudiens ? Quels groupes de « modérés » les « humanitaires » d’Alsace-Syrie soutiennent-ils exactement ? Ceux du commandant en chef de l’Armée syrienne libre, Abdul Jabbar Al-Oqaidi, lequel figure ci-dessous aux côté d’Abu Jandal, un des principaux chefs de DAESH en 2013 ?

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L’inconscience des bien-pensants occidentaux à une limite. Et cette limite est atteinte depuis longtemps concernant la Syrie. Trop de journalistes, trop de politiciens, trop d’associatifs, de prétendus humanitaires, se sont rendus complices des mensonges contre la Syrie, et par conséquent, moralement complices de cette rébellion qui apparaît aujourd’hui pour ce qu’elle est depuis longtemps : une armée de mercenaires, de criminels et d’extrémistes islamistes dont les crimes commis en l’espace de quatre ans dépassent toute mesure.

1 A l’instar d’un Malbrunot, Hénin, sans talent, ni courage, doit sa relative notoriété au fait d’avoir été un bref « otage » de DAESH.

2Strasbourg possède un milieu d’extrême gauche antifa particulièrement faible intellectuellement. On ignore de quoi exactement ces gens se revendiquent, sinon de leur propre psychopathie. Ils accusent le gouvernement syrien d’être « fasciste »…alors qu’il s’agit du dernier état socialiste et laïc du Moyen-Orient. Comme nous le disions plus haut, la logique n’existe pas pour ces cerveaux malades qui ne peuvent être guéris que par l’âme.

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