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Contestation ? Populisme folklorique à deux stück, drainant avec lui toutes les cohortes des machines électoralistes locales, des milieux pagano-identitaires misérables et autres fourres-tout à plèbe. Mais certainement pas une contestation construite et logique.
Si les manifestations populaires en Alsace en 1923-24 ont réussi contre la toute puissante IIIe république et le cartel des gauches, c’est bien parce qu’à cette époque, c’est l’Alsace catholique, populaire, paysanne,ouvrière, artisane, qui s’était soulevée avec les curés en tête de cortèges, « fleur de lys ou Coeur de Jésus sur la poitrine », comme l’a écrit notre ainé Jean Eschbach de l’Action Française (cf. JEAN ESCHBACH, La résistance alsacienne et le combat de Paul Dungler, 2002).


La ridicule pseudo-contestation qui s’est mise en route depuis un peu plus d’un an n’avait aucune chance d’aboutir. Récupération politicienne évidente, absence de doctrine, éparpillement des forces, populisme de bas étage, agitation de groupuscules partisans, depuis les nationalistes néo-païens jusqu’aux eurorégionalistes naïfs. Quoi encore ? Agit-prop débile, comédies musicales, charlisme, monétisation misérable, mais surtout : absence totale de la question spirituelle, d’où, conséquence implacable, absence totale de solution politique. Pas la pleine de chouiner maintenant ou de se déguiser en cigogne, ou de courir louer un costume traditionnel. La grande région est tout simplement la résultante de l’inconséquence du démocratisme libéral dans lequel beaucoup d’esprits alsaciens sont malheureusement tombés après deux siècles de révolution.

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